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Retour sur « La Presse au futur » : réseaux sociaux et médias imbriqués

Alors que l’économie des PME/PMI et des TPE souffre durablement de la crise économique et redoute les changements numériques à apporter afin de s’adapter à ses clients, être plus visibles de ses prospects, la presse écrite a dû se réinventer en prenant le virage digital et retrouver une audience de masse, tout en conservant ses fondamentaux que sont l’exigence de la qualité de l’information et des contenus, seul gage de crédibilité et de confiance envers ses lecteurs.

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C’est plutôt un message d’espoir qui ressort du salon « La presse au futur » qui s’est tenu les 26 et 27 novembre dernier à Paris. En plus des nombreuses entreprises présentes pour faire connaître leurs innovations appliquées à l’édition, la presse quotidienne régionale et nationale, la presse en ligne, la veille en ligne, plusieurs conférences ont su mobiliser de nombreux professionnels de ces secteurs.
Le cas du magazine économique La Tribune, repris à la barre du Tribunal de commerce par Jean-Christophe Tortora pour basculer un grand quotidien économique Français imprimé en numérique est emblématique de cette mutation. « Le journal est une marque. Il aura 30 ans en 2015. Les contenus continuent à être rédigés par nos journalistes. Le passage au web ne devait pas être une uniformisation de l’information. Nous avons décidé de renforcer l’interactivité avec nos lecteurs en développant la dimension locale et celle des territoires. Aujourd’hui, plus de deux ans et demi après, nous redéployons des bureaux régionaux (10) et organisons des événements et des forums pour être plus visibles. Le forum « Smart city à Paris » a compté 10 000 inscrits ( !). Le site www.latribune.fr/ rassemble 5,8 millions de visites/mois et nous avons tenu à conserver notre édition papier du vendredi, y compris pour nos anciens abonnés dont 65% nous ont suivi », témoignait Jean-Christophe Tortora, PDG de La Tribune qui a en partie réussi son pari de la transition numérique puisque le journal a des projets d’avenir en régions dès 2015. Afin de créer de l’interactivité avec ses clients : les lecteurs.

Le lecteur et le client changent : idées innovantes aux USA

Autre temps fort de ce salon : la conférence « Made in USA », présentée par Marie-Catherine Beuth, correspondante au Figaro Economie, diplômée de Stanford et spécialiste des médias US. Devant une salle bondée, elle a présenté les dernières tendances digitales et print qui démontrent la capacité d’innovation de la presse liée au web, laquelle repose largement sur les réseaux sociaux pour son développement. Parmi les dix cas évoqués, on retiendra Quartz (qz.com ), un site d’actualité économique transposable sur tous les terminaux orienté utilisateurs ; http://www.vox.com/, un site pour rendre intelligible des sujets complexes ; http://www.beaconreader.com/, une plateforme permettant aux lecteurs de financer des journalistes sur des sujets les tenant à cœur (modèle crowndfunding) ; http://www.ozy.com/, un site rassemblant « les infos qui comptent » avec une accroche visuelle forte et des textes courts pour lectorat pressé et jeune ; ou encore https://www.californiasunday.com/, une publication indépendante en ligne qui a tissé des partenariats avec les grands quotidiens locaux et a réussi à toucher 400 000 lecteurs du jour au lendemain, grâce à un supplément dominical.

Ces mutations digitales s’appliquent au secteur des PME et PMI Françaises innovantes qui ont bien compris que pour rebondir et trouver de nouveaux marchés, cette mutation était incontournable. Elles nécessitent de nouvelles compétences (développeurs, webdesign, paiement en ligne, community managers, social media managers, référenceurs, etc) et forcément des investissements rapides afin d’être en phase avec leurs marchés.

Fr.N.-www.contenusetstrategies.com copyright.Ph : Quartz.com DR

Contact : frednicolas17@gmail.com-www.contenusetstrategies.com/accompagnement en stratégies éditoriales et digitales. @emicfdnicolas.

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L’industrie Française peut-elle s’épargner l’effet panique grâce aux réseaux sociaux ?

Céole-éoliennesC’est désormais une tragi-comédie chaque semaine depuis 6 ans de crise pour le secteur industriel en France. Malgré des fondamentaux à priori très solides mais remontant à l’après-guerre ou aux trente glorieuses, de nombreux secteurs de l’industrie Française sont convoités par des fonds de pension industriels américains ou asiatiques.
Je vais parler de cas que je connais pour y avoir travaillé. A Saint-Dizier, cité sidérurgique dont les bases remontent au XIXème siècle, les Chinois ont mis la main sur une fonderie historique il y a quelques années. Ils n’ont pas encore délocalisé car le savoir-faire des ouvriers est ancestral et les machines difficilement déplaçables. Comme dans la plupart des secteurs, les Chinois observent, paient pour voir, un peu, puis dupliquent à moindre coût le savoir-faire. L’expérience est cependant irremplaçable, ce qui occasionne de nombreux bugs techniques impactant parfois la société chinoise en surcroissance (cf. déraillement de trains, ponts qui s’effondrent, pollution, pillage de matières premières).
Second cas de figure : A Belfort, ville à l’esprit d’indépendance particulièrement développé, on assiste au dépeçage possible d’un siècle de travail d’ingénierie Française. A l’époque où Jean-Pierre Chevènement vient de démissionner avec fracas de son poste de ministre de la défense, General Electric s’installe dans la cité du Lion. Ils investissent, recrutent des anciens d’Alstom et annoncent clairement la couleur en se positionnant en face des locaux historiques d’Alstom. Subitement, 15 ans après, après le couac des Télécoms (SFR/Bouygues), Bouygues retire ses billes laissant la place aux fonds prédateurs convoitant la superbe mariée. Réacteurs pour centrales électriques, transports, bref, des secteurs si stratégiques, alors que la transition énergétique avance doucement, et que l’énergie, mécaniquement plus chère, va être le talon d’Achille du 21 ème siècle.
Emballement médiatique et panique à Bercy
Arnaud Montebourg, ministre de l’économie et du redressement productif réagit vivement en mettant en place une cellule de guerre. On assiste à quelques allers-et-retours entre Berlin et Paris, Siemens voulant sa part de gâteau. Au final, les médias économiques et les économistes de plateau télé s’affolent et contribuent à enflammer le dossier. Finalement, la période de réflexion est prolongée de 3 semaines…
Est-ce que de telles industries Françaises dont le siège est bien basé dans le pays auraient pu s’épargner une telle impression de flottement économique ? Même les spin doctors habituels habitués à conseiller quelques politiques en difficulté sont aux abonnés absents…
Bien sûr, il existe des formations et de nombreux spécialistes en intelligence économique formés à défendre les intérêts de telles filières stratégiques. Les Américains ou les Chinois en sont dotés depuis plusieurs années et n’hésitent pas à bloquer des pans entiers de l’économie concurrentielle jugé stratégique (énergie, défense, santé, transports).
Culture industrielle et communication graduée
Afin de résister à un tel effet panique démultiplié par certains médias parisiens connaissant finalement assez peu la culture industrielle Française au-delà des reportages ramenés par certains journalistes de terrain polyvalents, il faut anticiper. Nos responsables industriels cultivent une culture du secret bien compréhensible face aux enjeux concurrentiels.
Sachant qu’un emploi industriel induit en moyenne plusieurs emplois indirects (certains disent 7), il est urgent d’en prendre conscience et de mettre en place des logiques de veille d’intelligence économique via les bons réseaux sociaux en suivant notamment les investissements de ses concurrents ou partenaires, leur actualité, leur communiqués de presse. Le repli sur soi franco-français entre grandes familles est révolu. Sans quoi on assiste à ce spectacle un peu pathétique depuis ces 5 dernières années, celle d’un pays surinformé et déprimé par tous ces rachats, cette captation parfois définitive d’un savoir -faire convoité par les pays émergents et les deux géants chinois et américains.
Pour communiquer, il convient de le faire en douceur selon un véritable plan éditorial, une stratégie digitale afin de faire-connaître les réussites Françaises de PMI/PME maillés sur le territoire hexagonal. Revenir à l’essentiel et surtout prendre son temps, à l’inverse des récentes hystéries de catastrophisme médiatico-industriel.
Fr.N.-www.contenusetstrategies.com-#emicfdnicolas-06 62 12 84 30-frednicolas17@gmail.com

Textes et photos DR

 


Locations de particuliers à particuliers : affaire BnB vs New York

article bnbLe fondateur de la société AirBNB , dont certains journaux économiques annoncent  une valorisation financière aussi forte qu’Accor après 6 petites années d’existence ( ?!?), a trouvé un gros lobby à contourner pour démultiplier son business. A savoir les puissants hôteliers de Big apple qui pour une fois devraient jouer collectifs face à un concurrent qui ne pratique pas les mêmes règles fiscales : le site http://www.bnb.com (bed and breakfast.com).
Autant le mouvement des couch surfers bien structuré via internet sur la planète ne dérangeait personne. Mais un site présent dans 190 pays pour monétiser la mise en relation entre particuliers qui louent ponctuellement une pièce ou deux à des touristes de passage menace sérieusement la profession d’hôtelier, soumise à des taxes partout sur la planète.
New York et ses hôteliers pas partageurs ?
Après Apple, Google, Facebook ou Amazon, qui paient leurs impôts en Irlande, la France va –t-elle continuer à appliquer une fiscalité à deux vitesses sous prétexte de chantage à l’emploi, dont les personnels de ces marques sont finalement assez faibles?
C’est en découvrant la campagne de publicité de bnb sur les murs du métro parisien, il y a environ un mois, que je me suis dit que les réservations d’été avaient déjà commencé.
Seul couac, la justice New Yorkaise estime depuis quelques années qu’il s’agit bien de sous-location dissimulée. Certains journaux relaient que depuis quelques jours, le site efface soudainement des milliers d’annonces de particuliers, le site ayant refusé de transmettre la liste des inscrits sur New York au procureur chargé de l’affaire.

Afin d’éviter un véritable bad buzz auprès de ces « hôteliers ponctuels » qui pourraient le cas échéant se voir taxer à postériori par le fisc US, BnB va sans doute devoir freiner un peu sa communication dans le métro parisien…
La justice Française qui avait déjà condamné lourdement Trip Advisor suite à une plainte collective d’un syndicat hôtelier pour faux commentaires pourrait bien trouver ici une aubaine pour renflouer les caisses de l’Etat désespérément vides après 6 ans de crise ininterrompue et son lot de destruction d’emplois.
Invité à Davos dernièrement, le fondateur de bnb prétendait créer 5000 emplois à New York par son site et une activité estimée à 632 millions de dollars. Bien sûr, on parle de revenus complémentaires qui n’ouvrent droit à rien (cotisations sociales, retraites), le principal bénéficiaire était comme tout business pyramidal, le fondateur lui-même. Attendons de voir la décision de justice de New York qui devrait faire jurisprudence et donner des idées à des collectifs d’hôteliers ou pourquoi pas de chambres d’hôtes déclarées, à moins que ces derniers décident de prendre eux-mêmes en main leur propre stratégie de réseaux sociaux, sans passer par une centrale de réservation américaine.
Fr.N. copyright texte et photos


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