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Vers la lassitude du tout marketing : place au storytelling durable

Plus que jamais, le besoin de sens et la capacité des clients et consommateurs à vérifier que ce que vous dîtes est vrai et vérifiable devient une nécessité à prendre en compte pour tous les responsables de la communication et du marketing.

Le storytelling est durable en terme de communication web. Ph : DR

C’est en lisant un interview assez longue d’un ancien collègue qui a eu la chance d’interviewer le général De Villiers (anciennement commandant des forces françaises, 5 étoiles), ayant sorti en l’espace d’un an et demi deux best sellers : Servir puis Qu’est ce qu’un chef ? que j’ai trouvé l’angle de mon article.

Ce dernier, juste avant de faire une conférence dans le Grand Nord Est de la France insiste bien sur la notion de confiance qui, en effet, demeure la base du commandement auprès de toute une équipe.

A l’heure où les consommateurs sont de mieux en mieux informés et à juste titre beaucoup plus exigeants qu’il y a encore une dizaine d’années, au moment où les dernières élections européennes ont bien insisté sur l’impérieuse nécessité de tenir-enfin- réellement compte de la sauvegarde de notre planète en portant dans de nombreux pays locomotives de l’Europe des listes représentant ces valeurs, il semblerait que la période du green washing ou du indboud marketing soit plutôt mal en point.

Besoin de reprendre son temps, de récréer un véritable lien social

Ces dernières années ont clairement vu une accélération du rythme digital et de la montée en puissance des réseaux sociaux et de l’intoxication-manipulation par certaines forces, lobbies ou même entreprises à l’échelle planétaire et régionale.

Un professionnel d’outre atlantique m’avait brièvement interrogé via un réseau social sur la pertinence de tenir une conférence sur le inboud marketing dans une grosse ville française. Personnellement, je n’étais pas convaincu par l’impact du terme pour sensibiliser des auditeurs à ses méthodes, aussi performantes et efficaces soient-elles de l’autre côté de l’Atlantique.

Lui ayant répondu que professionnellement, j’étais beaucoup plus convaincu par le storytelling ayant du sens et du fond, ce dernier ne m’a jamais répondu…Peut-être m’a t-il d’ailleurs enlevé de ses contacts…

Le général de Villiers mentionne à travers ses prises de paroles écrites à quel point les français ont besoin d’être moins stressés, malmenés par une certaine tyrannie de la communication…qui n’arrête jamais, quelque soit l’écran que nous regardons.

Du sens et des histoires : c’est mieux pour être lu et bien référencé

Après quelques années à accompagner des clients possédant des activités très variées, le même constat revient : peu prennent le temps de confier leur actualité à un prestataire pouvant synthétiser leurs objectifs commerciaux mais surtout leur ADN, leur philosophie, ce qui les différencie clairement de leurs concurrents...

A mon avis, il est urgent de reprendre ce temps et d’y consacrer un budget pour recréer un véritable rapport de confiance avec leurs client(e)s.

En plus, Google, qui domine toujours clairement notre planète web, insiste formellement sur ce point : les algorithmes continueront de privilégier l’original, l’analyse, le fonds à la simple copie ou le copie-coller (le fameux duplicate content, fortement pénalisé dès 2012 avec Google Panda).

Si vous vous interrogez vous aussi sur une accélération parfois un peu vaine de la course aux followers, aux fans et l’infobésité, si vous n’avez plus le temps pour effectuer la veille nécessaire dans votre domaine, alors n’hésitez pas à reprendre le temps de vivre et confier cette tâche à Contenus et Stratégies.

Nous aimons raconter des histoires…qui soient authentiques pour la pérennité de nos clients que nous accompagnons depuis plusieurs années. Et nous défendrons à vos côtés la crédibilité de votre savoir-faire qui se distingue par votre propre niveau d’exigence vis à vis de vos concurrents qui se définissent comme omnicanal…Arrêtons avec cette terminologie assez anxiogène…et revenons à vos basiques, ce que vous savez faire mieux que les autres. Nous vous écoutons.

Frédéric NICOLASwww.contenusetstrategies.com-Contact : frederic@contenusetstrategies.com

Photo : DR

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La production #MadeinFrance devient une tendance de fond en 2019

Machine fabriquant du textile haut de gamme chez Garnier Thiebaut dans les Vosges à Gerardmer-
Photo Fr.Nicolas Droits réservés

Alors que les pionniers du MadeinFrance n’étaient pas toujours pris au sérieux il y a encore dix ans, la tendance de fond des relocalisations industrielles et des créations de marques pure player surfant avec succès sur le phénomène Made in France s’installe durablement. Les consommateurs français ont bien compris à quel point une production locale était synonyme d’emplois concrets. Même les acheteurs dans le B to B en tiennent de plus en plus compte d’après une étude d’AgileBuyer parue en janvier 2019.

C’est plus qu’une tendance de consommation et elle concerne désormais aussi bien les consommateurs sur un acte d’achat des particuliers que des professionnels. Acheter un produit ou un service produit en France devient petit à petit un réflexe pour de plus en plus d’entreprises, d’après la récente étude d’AgileBuyer, cabinet conseil et ressource achat, parue dans Les Echos et L’Usine Nouvelle du 8 janvier 2019.

« Alors que ce type de comportement des acheteurs paraissait improbable il y a encore une dizaine d’années, ces derniers cherchant bien souvent à diminuer les coûts, on assiste à une prise de conscience de la part des directions achat des grands groupes basés dans l’hexagone souhaitant défendre -comme c’est le cas dans la plupart des pays dans le monde- les achats de productions réalisées sur le territoire français : « C’est l’un des résultats marquants, pour ne pas dire une surprise, de cette édition 2019. Le Made In France (ou l’achat local) est considéré par une majorité d’acheteurs (53%) comme un critère d’attribution du business. Non seulement ce pourcentage passe pour la première fois au dessus de la barre des 50% depuis qu’il est mesuré, mais il progresse de manière constante : uniquement 31% en 2017 et 43% en 2018 », résume l’étude AgileBuyer édition 2019.

Les pays à bas coûts de moins en moins attractifs

Si on y regarde plus en détails, on constate que selon les secteurs économiques, les chiffres ne sont pas les mêmes : à la question : « Considérez-vous le MadeinFrance (ou achat local) dans vos critères d’attribution de business ? », on retient que les meilleurs élèves sont l’agroalimentaire/restauration/loisirs (78%), suivi de la communication/médias (71%), puis de la mode et du luxe (64%)…tandis que les secteurs qui en tiennent le moins compte -et donc les plus soumis à la mondialisation- sont l’automobile (32%), la pharmacie/Santé (44%) ou encore l’Informatique/Télécoms (44%).

Les achats dans les pays à bas coûts baissent de manière continue chez les acheteurs depuis cinq ans : « le nombre d’entreprises souhaitant augmenter la part de leurs achats dans les pays à bas coûts continue de baisser parallèlement : 19% en 2019 contre 21% en 2018. Et là aussi, ce résultat enregistre une baisse continue depuis 2015. Cette double tendance peut notamment s’expliquer par la hausse des coûts salariaux et de production observée dans les pays à bas coûts depuis plusieurs années. Dès lors, ces derniers apparaissent comme moins compétitifs si l’on raisonne en coûts complets et que l’on prend en compte l’essentiel des coûts de la supply chain. »

Filière textile en phase de relocalisation en France

La pression des consommateurs finaux joue également de plus en plus dans la décision des marques de pouvoir communiquer sur le MadeinFrance. Le secteur agroalimentaire est emblématique du repositionnement global de la filière. Avec le succès d’une marque comme C’est qui le patron?qui a su répondre à la crise très dure que traversait la filière laitière il y a 4/5 ans en produisant ses propres produits (lait, fromage, œufs, beurre, etc) garantis 100% fabriqués en France et transformés localement, avec une stratégie marketing redoutable (notamment une présence intense sur les réseaux sociaux)-malgré un emballage très basique-les consommateurs ont massivement répondu présents en terme d’achat de soutien à une filière qui paraissait pourtant très fragilisée.

Autre secteur en pleine reconquête : la filière textile, autrefois massivement basée dans le Nord-Est de la France, et notamment dans les Vosges, après une vague sans précédent de délocalisations ininterrompues pendant des décennies au Maghreb, et en Asie (Chine, Vietnam, Bangladesh…), ne cesse de se relocaliser en jouant collectif.

Dans les Vosges, la marque VosgesTerre textile a su fédérer une bonne quarantaine de PMI fabriquant et assemblant ses productions textiles dans la région Lorraine. Parmi elles, Garnier Thiebaut (linge de maison), basé à Gerardmer ou Bleu des Vosges (loisirs créatifs/Laine/Linge de maison) sont quelques unes des ces pépites qui sont autant de locomotives pour la production textile #MadeinFrance. Employant et formant à nouveau des salariés dans le secteur textile, ces sociétés n’hésitent pas à ouvrir à nouveau des magasins en régions ou des corner shops dans de grands magasins à Paris type Les Galeries Lafayette car la qualité française séduit aussi loin de nos frontières.

Bien au delà des Vosges, le phénomène est peu à peu devenu national et gagne progressivement différentes régions : Auvergne, Bretagne, Sud-Ouest…

Salon MIF EXPO à Paris

L’attrait du « Fabriqué en France » était particulièrement visible lors de cette 7ème édition du salon MIF EXPO qui s’est tenu Porte de Versailles du 10 au 12 Novembre 2018. Le salon comptait pas moins de 450 exposants dont des marques dont on avait oublié qu’elles produisaient depuis de longues décennies sur le territoire français, comme les brosses à dent Bioseptyl les shampoings Dop, les meubles Gautier ou encore les laboratoires Pierre Fabre.

Mais aussi des TPE voire des start-ups très innovantes et positionnées le plus possible vers le haut de gamme. Comme les jeans Atelier Tuffery, Le Slip français, Saint James, la botte gardianne ou encore la marque de chaussures www.madeinromans.fr, entièrement fabriquées dans la Drôme.

Sans oublier quelques innovations prometteuses comme le lave-vaisselle Bob, compact, écologique et fabriqué dans l’ancienne usine Brandt de La Roche-sur-Yon.

Les visiteurs et consommateurs ont massivement répondu présents à ce salon qui s’installe dans la durée avec plus de 60 000 visiteurs ayant visité MIF Expo sur 3 jours. Pour rappel, il y a encore cinq ans, le salon comptait seulement 70 exposants. D’après Ouest France, « selon une étude menée par le salon du MadeinFrance et Tudigo auprès de 300 entrepreneurs, 62% des entreprises indiquent que le MadeinFrance a un impact direct sur leurs ventes. Produire en bleu blanc rouge est bien un argument fort pour le consommateur. Cela montre que ce n’est pas un vœu pieu et que le consommateur met la main à la poche pour le MadeinFrance », analyse Fabienne Delahaye, la fondatrice du salon.

Frédéric NICOLAS-www.contenusetstrategies.com copyright

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