Retour sur « La Presse au futur » : réseaux sociaux et médias imbriqués

Alors que l’économie des PME/PMI et des TPE souffre durablement de la crise économique et redoute les changements numériques à apporter afin de s’adapter à ses clients, être plus visibles de ses prospects, la presse écrite a dû se réinventer en prenant le virage digital et retrouver une audience de masse, tout en conservant ses fondamentaux que sont l’exigence de la qualité de l’information et des contenus, seul gage de crédibilité et de confiance envers ses lecteurs.

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C’est plutôt un message d’espoir qui ressort du salon « La presse au futur » qui s’est tenu les 26 et 27 novembre dernier à Paris. En plus des nombreuses entreprises présentes pour faire connaître leurs innovations appliquées à l’édition, la presse quotidienne régionale et nationale, la presse en ligne, la veille en ligne, plusieurs conférences ont su mobiliser de nombreux professionnels de ces secteurs.
Le cas du magazine économique La Tribune, repris à la barre du Tribunal de commerce par Jean-Christophe Tortora pour basculer un grand quotidien économique Français imprimé en numérique est emblématique de cette mutation. « Le journal est une marque. Il aura 30 ans en 2015. Les contenus continuent à être rédigés par nos journalistes. Le passage au web ne devait pas être une uniformisation de l’information. Nous avons décidé de renforcer l’interactivité avec nos lecteurs en développant la dimension locale et celle des territoires. Aujourd’hui, plus de deux ans et demi après, nous redéployons des bureaux régionaux (10) et organisons des événements et des forums pour être plus visibles. Le forum « Smart city à Paris » a compté 10 000 inscrits ( !). Le site www.latribune.fr/ rassemble 5,8 millions de visites/mois et nous avons tenu à conserver notre édition papier du vendredi, y compris pour nos anciens abonnés dont 65% nous ont suivi », témoignait Jean-Christophe Tortora, PDG de La Tribune qui a en partie réussi son pari de la transition numérique puisque le journal a des projets d’avenir en régions dès 2015. Afin de créer de l’interactivité avec ses clients : les lecteurs.

Le lecteur et le client changent : idées innovantes aux USA

Autre temps fort de ce salon : la conférence « Made in USA », présentée par Marie-Catherine Beuth, correspondante au Figaro Economie, diplômée de Stanford et spécialiste des médias US. Devant une salle bondée, elle a présenté les dernières tendances digitales et print qui démontrent la capacité d’innovation de la presse liée au web, laquelle repose largement sur les réseaux sociaux pour son développement. Parmi les dix cas évoqués, on retiendra Quartz (qz.com ), un site d’actualité économique transposable sur tous les terminaux orienté utilisateurs ; http://www.vox.com/, un site pour rendre intelligible des sujets complexes ; http://www.beaconreader.com/, une plateforme permettant aux lecteurs de financer des journalistes sur des sujets les tenant à cœur (modèle crowndfunding) ; http://www.ozy.com/, un site rassemblant « les infos qui comptent » avec une accroche visuelle forte et des textes courts pour lectorat pressé et jeune ; ou encore https://www.californiasunday.com/, une publication indépendante en ligne qui a tissé des partenariats avec les grands quotidiens locaux et a réussi à toucher 400 000 lecteurs du jour au lendemain, grâce à un supplément dominical.

Ces mutations digitales s’appliquent au secteur des PME et PMI Françaises innovantes qui ont bien compris que pour rebondir et trouver de nouveaux marchés, cette mutation était incontournable. Elles nécessitent de nouvelles compétences (développeurs, webdesign, paiement en ligne, community managers, social media managers, référenceurs, etc) et forcément des investissements rapides afin d’être en phase avec leurs marchés.

Fr.N.-www.contenusetstrategies.com copyright.Ph : Quartz.com DR

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Accor, le géant mondial de l’hôtellerie dope sa stratégie digitale

 

Face aux OTA (Booking, Expedia, Hotels.com, HRS), Accor, le leader Français présent sur les 5 continents vient de racheter une application permettant de centraliser ses informations de voyage, développée par la start-up Wipolo. 225 millions d’euros seront investis dans le digital dont 150 millions dans les deux ans !

Petit rappel des faits : avec la montée en puissance des sites de réservation en ligne, toute l’hôteAéroport-Roissy-Article Accor-stratégie digitale copyright fr.N.llerie, de chaîne ou indépendante a vu ses marges considérablement grignotées pour être bien positionnée sur les OTA. D’après La Tribune, « les réservations en ligne comptent pour 7 à 14% des revenus des grands groupes comme Accor…une part qui a doublé depuis 2008 selon les estimations d’Exane BNP Paribas. » Pour l’hôtellerie indépendante, les marges demandées par certains OTA peuvent atteindre des pourcentages bien supérieurs…d’après les retours terrain.
Les réservations en ligne, notamment par mobile ne cessent de progresser puisqu’elles représentent 35% des ventes du groupe Accor dont 18% proviennent des sites coporate Accor, 17% étant issus des agences de réservations en ligne. D’après ce qui est constaté aux Etats-Unis, Sébastien Bazin, le PDG d’Accor mise sur le mobile grâce à sur une solide stratégie digitale : « les ventes sur internet pourraient passer le cap des 50% dans un avenir proche » (Le Figaro économie).

Accor souhaite maîtriser en direct sa stratégie web
Présent sur les cinq continents, groupe français mondialisé présent sous 13 enseignes différentes couvrant toutes les gammes d’hôtellerie, Accor avait déjà sa propre agence en ligne, Accorhotels.com et son programme de fidélisation clients (17 millions de membres).
En acquérant la start-up Française Wipolo, il intègrera aussi les réseaux sociaux dans sa stratégie digitale. D’après L’Echo touristique, « Wipolo vise tant la clientèle loisirs que les voyageurs d’affaires, d’où sa mise à disposition sur iOS, Android, Blackberry et Windowsphone. En complément de son côté pratique (accompagner le voyageur durant son voyage), le social est son autre dimension forte. » Wipolo est déjà présent sur Facebook et permet de partager ses voyages (textes, photos, vidéos) sur le plus important réseau social mondial. L’application transforme les mails de réservation d’un voyage (vols, trains, hôtels) en itinéraires de voyage pratique, consultables sur son portable.
Même si Accor ne va pas cesser de travailler avec les OTA, le groupe hôtelier aura désormais les moyens d’être un peu moins dépendant, notamment pour la fixation de ses prix. Mais il pourra aussi désormais accompagner ses clients tout au long de son parcours client. Ici, une présence maîtrisée sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) grâce au savoir-faire de Wipolo permettrait à terme à la marque Française de concurrencer (un peu) Trip Advisor sur son propre terrain.
Une stratégie digitale qui devrait véritablement redonner de la vigueur à la marque grâce au développement considérable des usages de réservations en ligne (portables, smartphones, tablettes, PC, Mac) dans le secteur du voyage et du tourisme en général.
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Retour sur le salon e-commerce 2014 #ECP14 : l’éditorial paie

Voici quelques tendances constatées au salon e-commerce 2014 qui vient de se tenir à Paris. Zoom sur la conférence Facebook Marketing academy avec le témoignage de la saga du site de vins Millesima.com, négociant depuis 1983 à Bordeaux, et qui a clairement pris la vague digitale en mettant en place une stratégie éditoriale ciblée selon les différents marchés.Facebook marketing academy-ECP14

Après avoir participé aux premières éditions du salon e-commerce, où étaient rassemblés des stands un peu hétérogènes reflétant l’explosion et le dynamisme du secteur du e-commerce, la première impression qui se dégage de cette édition est celle d’un marché désormais très mature, structuré avec des acteurs internationaux ou Français hyper spécialisés.
Que ce soit en B to B ou en B to C, les réseaux sociaux sont désormais incontournables et la montée en puissance des smartphones et tablettes ont changé la donne. Déjà aux Etats-Unis, leur utilisation est supérieure au temps passé devant la télévision.

C’est donc ici que se trouvent les consommateurs ; les professionnels du marketing l’ont désormais bien compris. Alors que le click and collect se développe de plus en plus, ce qui représente une chance pour des milliers de petits commerçants (je sélectionne en ligne, j’achète et je vais chercher mon achat chez mon commerçant), je voudrai m’attarder sur le cas Millesima.com, grand témoin de la Facebook marketing academy. A l’origine, cette maison de négoce bordelaise utilisait le minitel, les ventes en salons, sur le terrain puis internet dès la fin des années 90.

Stratégie éditoriale forte et ciblée

Elle a réussi sa migration digitale avec succès. Les explications de son directeur marketing sont limpides : présente dans 14 pays avec plusieurs sites différents adaptés aux modes de consommation vin locaux, la société de vente en ligne de vins a investi dans des solutions micro-ciblées Facebook selon la cible commerciale à toucher, tandis qu’elle baissait progressivement ses budgets sur Google ad words, tout en restant présente sur des centaines de mots clés. La page Facebook de la marque compte désormais plus de 72000 membres. Mais au-delà de ce chiffre, lié au marché international de Millesima, le contenu est éditorialisé pour mettre en avant l’univers du vin, en plusieurs langues, et valoriser l’expertise de Millesima. On peut y trouver la mise en avant de services spécifiques (panachage de paniers lors d’événements comme Pâques). La page reflète une parfaite connaissance des clients et sait s’adapter à leurs attentes. Le travail éditorial est le fruit d’une équipe et celui d’un journaliste spécialisé, accompagné par quelques community managers. Un blog bien pensé complète cette stratégie de réseaux sociaux et consolide le référencement naturel puisque c’est l’éditorial (de qualité et unique, pas du copier-coller) qui prime durablement pour les algorithmes Google. Twitter parachève la e-réputation de la marque avec une stratégie digitale complémentaire.

Blog dédié aux pros du BTP chez Kiloutou
Bien sûr, il faut du temps pour arriver à ce résultat. Mais le consommateur, toute génération confondue a la sensation d’avoir affaire à une entreprise moderne, connectée. L’image de marque un peu poussiéreuse de certains négociants est balayée et la visibilité web, concrètement déployée, étage par étage.
Au-delà d’ateliers très spécialisés de #ECP 14, c’est sans doute ce cas d’école qui a le plus attiré mon attention. L’usage des réseaux sociaux, du point de vue éditorial et digital est ici totalement maîtrisé. Dans un secteur beaucoup plus technique, le BTP, le wikiblog de Kiloutou (Wikimat.fr) avec une stratégie de forum me semble également une belle réussite avec 8000 pros qui échangent sur leurs bonnes pratiques.
Derniers chiffres à retenir : 4,8 millions de baby-boomers et 2 millions de CSP+ sont sur Facebook en 2014. Si vous aviez encore des doutes sur la pertinence des réseaux sociaux, c’est maintenant qu’il faut passer à la transformation digitale.
Contenusetstrategies.com est là pour vous accompagner et vous conseiller  dans toutes ces étapes à mettre en place.

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La croissance des jeux vidéo, modèle économique pour les réseaux sociaux?

article-jeux-videosLe secteur des jeux vidéo est devenu une véritable industrie dans le monde. En France, le chiffre d’affaires dégagé est de 2,7 milliards d’euros. Soit 23 000 emplois directs et indirects. Le secteur a comme point commun avec les réseaux sociaux de poursuivre son développement via smartphones et tablettes.
Ce 22 août, L’Usine-digitale.fr annonce la transaction d’un milliard de dollars, en cours, du groupe chinois Zhongji holding pour racheter l’éditeur de Family Farm, qui a explosé grâce à Facebook ces dernières années. Avec 50 millions d’utilisateurs présents sur le réseau social mondial, la filiale du chinois Funplus Interactive fait coup double. Elle acquiert une base de données gigantesque et va pouvoir la démultiplier sur le marché chinois, en absorbant le savoir-faire développé et la notoriété acquise.
Le marché est très dynamique et a déjà dépassé l’industrie du cinéma, de la vidéo et de la musique. Avec 31 millions de joueurs en France répartis dans toutes les classes d’âge, à pratique égale hommes/femmes, l’industrie du jeu vidéo a réussi le pari de prolonger sa croissance avec l’arrivée des smartphones et plus progressivement des tablettes.
Même modèle de diffusion

L’usage des réseaux sociaux qui concerne indirectement les mêmes possesseurs de smartphones, tablettes n’en est qu’à ses balbutiements, même si la France ne semble pas en retard, tout comme elle était précurseur sur l’émergence des bloggeurs. L’influence passe de plus en plus par le numérique. Obama l’avait compris avant tout le monde avec des équipes qui ont testé « le brand marketing » à l’échelle des Etats-Unis. Il a gagné son élection et continue à s’en servir de manière ciblée.
Autre constat : en prenant les transports en commun (train, bus, métro, RER, bientôt avions sur certaines lignes), il suffit de voir les usagers rivés sur leurs écrans, toutes générations confondues ou presque, pour bien intégrer la mutation.
Les réseaux sociaux accompagnent la migration digitale

Quelle que soit votre marque, votre cible client, il semble bien que celle-ci soit très réceptive à ces moments de transport, utilisée à jouer, s’informer ou surfer (sur les réseaux sociaux). Les annonceurs américains ou anglo-saxons ont déjà migré une partie de leur budget pub captés à la presse puis à la télévision –dont les programmes captivent de moins en moins un public attiré par du sens et du contenu (hormis quelques chaînes publiques qui luttent pour diffuser de la qualité)-vers le web. Les développeurs de jeux vidéos l’ont bien intégré et désormais, les scénarios et les visuels 2D/3D sont d’une qualité supérieure chaque année.
Le marché énorme qui se développe mondialement est celui des jeux par smartphones. Facebook et Google y travaillent en R/D, quitte à le subventionner dans un premier temps. D’après une étude du Group M de 2012, 7 gamers sur 10 vont chercher des informations sur internet avant de passer à l’acte d’achat.
Même si les deux univers n’ont pas les mêmes objectifs, ils ont la même cible : les utilisateurs de smartphones, tablettes et bien sûr, PC/Mac. Sachant qu’un joueur passait déjà 4h11 par semaine à son passe-temps favori en 2012 (étude Groupe M), que les consommateurs à fort pouvoir d’achat sont multi-connectés (50% sont sur Facebook selon Audipresse premium 2013), les entreprises qui souhaitent être visibles par leur cible commerciale ne peuvent plus s’épargner une stratégie webmarketing adaptée sur les réseaux sociaux en 2014/2015. Leurs concurrents y sont déjà.

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Réseaux sociaux et veille économique : possible aussi pour les PME

Quand on évoque le domaine de l’intelligence économique ou de la simple veille économique, on pense souvent grands comptes. Aujourd’hui, moyennant une formation spécifique, il est possible pour les PME/PMI d’apprendre à utiliser les réseaux sociaux afin d’anticiper la concurrence mais aussi de préserver son avance industrielle ou technologique.

 

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Les réseaux sociaux ont considérablement donné accès à une masse d’informations permettant à chaque entreprise d’effectuer sa propre veille économique et bien identifier quels sont ses concurrents plus ou moins proches.
Plus ils progressent et plus il me semble pertinent de ne pas confier leur gestion à un stagiaire de passage ou un tout jeune diplômé n’ayant pas encore suffisamment la culture de l’entreprise en général et plus sensible, du secteur économique en particulier. Malheureusement, d’après les professionnels que je rencontre, de trop nombreuses entreprises perpétuent ce type d’erreur : confiant leur fil Twitter ou leur page Facebook à un stagiaire mal payé parce que-pensent-ils-il ou elle sera plus à l’aise avec cette culture digitale. Grave erreur qui peut coûter assez cher à une entreprise de grande consommation et encore plus dans des domaines de technologies de pointe ou d’industrie de niche, où le savoir-faire spécifique d’un pays voire d’une région sont particulièrement convoités par des concurrents en rapide développement mais n’ayant pas accès à l’expérience technologique désirée.

Réseaux sociaux, mines d’informations
Que ce soit dans le cadre d’une approche commerciale, marketing, intelligence économique, RH, les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook sont désormais incontournables. Leur usage à des fins personnelles, professionnelles a considérablement fait bouger les lignes dans le milieu de l’entreprise. Le marketing et la communication ont été les premiers acteurs à les investir. Aujourd’hui, une entreprise qui souhaite maîtriser son positionnement en ligne, en complément de son site internet se doit de les utiliser.
Mais effectivement, pas n’importe comment ! Au-delà des conseils classiques de bon sens dispensés aux cadres et entrepreneurs lorsqu’ils sont en déplacement (salons professionnels, déplacements commerciaux), comme éviter de laisser son ordinateur et clé USB dans sa chambre d’hôtel, se connecter aux wifis publics et gratuits (gares, aéroports, hall d’hôtels), il faut aussi être prudent sur les réseaux sociaux.
Collecter de l’information de manière pertinente
C’est un véritable travail que de collecter de l’information de manière vérifiée et la plus complète possible. Pour cela, il faut un minimum de formation et de méthode afin d’optimiser son temps. Dans le cadre de formations spécifiques, en one to one ou par groupes restreints, il est possible de vous transmettre des méthodologies vous permettant de vous approprier ces techniques. Les données collectées serviront bien sûr les besoins de renseignements dont seront friands votre commercial et directeur marketing. A votre disposition pour répondre à vos besoins.
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L’industrie Française peut-elle s’épargner l’effet panique grâce aux réseaux sociaux ?

Céole-éoliennesC’est désormais une tragi-comédie chaque semaine depuis 6 ans de crise pour le secteur industriel en France. Malgré des fondamentaux à priori très solides mais remontant à l’après-guerre ou aux trente glorieuses, de nombreux secteurs de l’industrie Française sont convoités par des fonds de pension industriels américains ou asiatiques.
Je vais parler de cas que je connais pour y avoir travaillé. A Saint-Dizier, cité sidérurgique dont les bases remontent au XIXème siècle, les Chinois ont mis la main sur une fonderie historique il y a quelques années. Ils n’ont pas encore délocalisé car le savoir-faire des ouvriers est ancestral et les machines difficilement déplaçables. Comme dans la plupart des secteurs, les Chinois observent, paient pour voir, un peu, puis dupliquent à moindre coût le savoir-faire. L’expérience est cependant irremplaçable, ce qui occasionne de nombreux bugs techniques impactant parfois la société chinoise en surcroissance (cf. déraillement de trains, ponts qui s’effondrent, pollution, pillage de matières premières).
Second cas de figure : A Belfort, ville à l’esprit d’indépendance particulièrement développé, on assiste au dépeçage possible d’un siècle de travail d’ingénierie Française. A l’époque où Jean-Pierre Chevènement vient de démissionner avec fracas de son poste de ministre de la défense, General Electric s’installe dans la cité du Lion. Ils investissent, recrutent des anciens d’Alstom et annoncent clairement la couleur en se positionnant en face des locaux historiques d’Alstom. Subitement, 15 ans après, après le couac des Télécoms (SFR/Bouygues), Bouygues retire ses billes laissant la place aux fonds prédateurs convoitant la superbe mariée. Réacteurs pour centrales électriques, transports, bref, des secteurs si stratégiques, alors que la transition énergétique avance doucement, et que l’énergie, mécaniquement plus chère, va être le talon d’Achille du 21 ème siècle.
Emballement médiatique et panique à Bercy
Arnaud Montebourg, ministre de l’économie et du redressement productif réagit vivement en mettant en place une cellule de guerre. On assiste à quelques allers-et-retours entre Berlin et Paris, Siemens voulant sa part de gâteau. Au final, les médias économiques et les économistes de plateau télé s’affolent et contribuent à enflammer le dossier. Finalement, la période de réflexion est prolongée de 3 semaines…
Est-ce que de telles industries Françaises dont le siège est bien basé dans le pays auraient pu s’épargner une telle impression de flottement économique ? Même les spin doctors habituels habitués à conseiller quelques politiques en difficulté sont aux abonnés absents…
Bien sûr, il existe des formations et de nombreux spécialistes en intelligence économique formés à défendre les intérêts de telles filières stratégiques. Les Américains ou les Chinois en sont dotés depuis plusieurs années et n’hésitent pas à bloquer des pans entiers de l’économie concurrentielle jugé stratégique (énergie, défense, santé, transports).
Culture industrielle et communication graduée
Afin de résister à un tel effet panique démultiplié par certains médias parisiens connaissant finalement assez peu la culture industrielle Française au-delà des reportages ramenés par certains journalistes de terrain polyvalents, il faut anticiper. Nos responsables industriels cultivent une culture du secret bien compréhensible face aux enjeux concurrentiels.
Sachant qu’un emploi industriel induit en moyenne plusieurs emplois indirects (certains disent 7), il est urgent d’en prendre conscience et de mettre en place des logiques de veille d’intelligence économique via les bons réseaux sociaux en suivant notamment les investissements de ses concurrents ou partenaires, leur actualité, leur communiqués de presse. Le repli sur soi franco-français entre grandes familles est révolu. Sans quoi on assiste à ce spectacle un peu pathétique depuis ces 5 dernières années, celle d’un pays surinformé et déprimé par tous ces rachats, cette captation parfois définitive d’un savoir -faire convoité par les pays émergents et les deux géants chinois et américains.
Pour communiquer, il convient de le faire en douceur selon un véritable plan éditorial, une stratégie digitale afin de faire-connaître les réussites Françaises de PMI/PME maillés sur le territoire hexagonal. Revenir à l’essentiel et surtout prendre son temps, à l’inverse des récentes hystéries de catastrophisme médiatico-industriel.
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Locations de particuliers à particuliers : affaire BnB vs New York

article bnbLe fondateur de la société AirBNB , dont certains journaux économiques annoncent  une valorisation financière aussi forte qu’Accor après 6 petites années d’existence ( ?!?), a trouvé un gros lobby à contourner pour démultiplier son business. A savoir les puissants hôteliers de Big apple qui pour une fois devraient jouer collectifs face à un concurrent qui ne pratique pas les mêmes règles fiscales : le site http://www.bnb.com (bed and breakfast.com).
Autant le mouvement des couch surfers bien structuré via internet sur la planète ne dérangeait personne. Mais un site présent dans 190 pays pour monétiser la mise en relation entre particuliers qui louent ponctuellement une pièce ou deux à des touristes de passage menace sérieusement la profession d’hôtelier, soumise à des taxes partout sur la planète.
New York et ses hôteliers pas partageurs ?
Après Apple, Google, Facebook ou Amazon, qui paient leurs impôts en Irlande, la France va –t-elle continuer à appliquer une fiscalité à deux vitesses sous prétexte de chantage à l’emploi, dont les personnels de ces marques sont finalement assez faibles?
C’est en découvrant la campagne de publicité de bnb sur les murs du métro parisien, il y a environ un mois, que je me suis dit que les réservations d’été avaient déjà commencé.
Seul couac, la justice New Yorkaise estime depuis quelques années qu’il s’agit bien de sous-location dissimulée. Certains journaux relaient que depuis quelques jours, le site efface soudainement des milliers d’annonces de particuliers, le site ayant refusé de transmettre la liste des inscrits sur New York au procureur chargé de l’affaire.

Afin d’éviter un véritable bad buzz auprès de ces « hôteliers ponctuels » qui pourraient le cas échéant se voir taxer à postériori par le fisc US, BnB va sans doute devoir freiner un peu sa communication dans le métro parisien…
La justice Française qui avait déjà condamné lourdement Trip Advisor suite à une plainte collective d’un syndicat hôtelier pour faux commentaires pourrait bien trouver ici une aubaine pour renflouer les caisses de l’Etat désespérément vides après 6 ans de crise ininterrompue et son lot de destruction d’emplois.
Invité à Davos dernièrement, le fondateur de bnb prétendait créer 5000 emplois à New York par son site et une activité estimée à 632 millions de dollars. Bien sûr, on parle de revenus complémentaires qui n’ouvrent droit à rien (cotisations sociales, retraites), le principal bénéficiaire était comme tout business pyramidal, le fondateur lui-même. Attendons de voir la décision de justice de New York qui devrait faire jurisprudence et donner des idées à des collectifs d’hôteliers ou pourquoi pas de chambres d’hôtes déclarées, à moins que ces derniers décident de prendre eux-mêmes en main leur propre stratégie de réseaux sociaux, sans passer par une centrale de réservation américaine.
Fr.N. copyright texte et photos

Les réseaux sociaux et leur influence : comment mobiliser l’opinion ?

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, l’impact viral des réseaux sociaux sur des thématiques sociétales est désormais parfois supérieur à celui de la presse traditionnelle, voire de la télévision.

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 Prenons le cas récent de l’affaire du vigneron bio Mr Emmanuel Giboulot, basé dans les vignobles de Beaune. Ce dernier a provoqué une véritable trainée de poudre sur internet en refusant de traiter ses vignes comme indiqué par les autorités viticoles régionales.

En effet, la flavescence dorée risquait de toucher certains pieds de vignes durant ces derniers mois. Un arrêté préfectoral est pris pour sensibiliser les vignerons Bourguignons à traiter leurs vignes. Cette pratique, antinomique avec celle de la viticulture bio que choisit ce vigneron, Mr Emmanuel Giboulot la refuse en bloc.

 En effet, le vignoble Bourguignon, à l’image de la plupart des vignobles Français s’est depuis quelques années, converti  au bio ou à la viticulture raisonnée, cette pratique permettant de mieux coller aux attentes de consommateurs plus jeunes, plus urbains, avertis des dangers des traitements parfois trop puissants qui ont abîmé certains sols agricoles un peu partout en France, bien au-delà de la seule viticulture.

Mobilisation sur Facebook : 500 personnes devant le tribunal

La fuite vient du vigneron lui-même devant une assemblée de collègues dans un contexte de réunion viticole professionnelle. Aussitôt, par crainte, par effet de groupe, ce vigneron bio devient le mouton noir et une procédure en justice est enclenchée.

Alors que le vigneron risque jusqu’à 30 000 € d’amendes et 6 mois de prison, une mobilisation sur le web et dans différents journaux locaux prend forme. Une page de soutien sur Facebook est créée et réussit à mobiliser plus de 2300 personnes en moins de 4 mois. Une pétition circule sur les réseaux sociaux et quelques VIP prennent le relais à Paris. Tout d’abord des communautés plutôt sensibilisées à l’agriculture bio puis quelques bloggeurs…et enfin le grand public.

Ce n’est seulement qu’une semaine ou deux avant le procès -qui se déroule au Tribunal de Dijon- que la presse comme Le Monde ou Le Monde2 prend position, entraînant un débat de société plus global sur la viticulture bio ou raisonnée, laquelle gagne des parts de marché un peu partout en France. Et forme un consensus sur l’opinion publique.

La mobilisation se poursuit le jour du procès, le 25 février dernier, avec pas moins de 500 personnes venus soutenir le vigneron devant la cité judiciaire de la capitale de Bourgogne, passant du virtuel au réel.

Il aurait été difficile d’atteindre un tel impact sans l’aide de cette mobilisation « citoyenne » et surtout sociétale sans  les différents réseaux sociaux.

Cerise sur le gâteau, le vigneron n’écope que d’une amende de 1000 €, assortie pour moitié du sursis. Ce n’est qu’à l’issue du procès que Canal+ a invité le vigneron sur son plateau pour suivre cette « consécration sociétale » pour une interview de 10 minutes, le midi, bien loin des ceps de vignes.

Ce cas d’école qui peut s’appliquer à des marques polluantes ou causant des conséquences néfastes sur l’environnement n’est pas négligeable. Elle est désormais dans la tête de tous les directeurs de marketing et de communication. 

Prenez les devants pour accompagner votre communication digitale afin de maîtriser et d’identifier les différents canaux d’influence sur les réseaux sociaux. Sur le long terme, pas juste pendant les vacances d’été…Traiter sa stratégie digitale à grand renfort de contrats éphémères ou stages de passage peut produire l’effet inverse car le suivi n’est pas assuré.

Vous renseigner pour mettre en place une stratégie durable sur les réseaux sociaux : frednicolas17@gmail.com. #emicfdnicolas

Photo : Fr.Nicolas copyright-vignes en Bourgogne et cheval de trait.

Professionnels de l’hôtellerie : réappropriez-vous votre e-réputation !

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Le secteur du tourisme a été l’un des premiers en France à basculer vers le e-commerce, ce qui a considérablement transformé le modèle classique de vente et de conseils de voyages auprès des clients. Très réactif aux changements technologiques, les tour-operators et les voyagistes ont su se positionner durablement sur ce canal de distribution.

En conséquence, les marges se sont tendues et l’effet « réservation au dernier moment » s’est fortement accéléré, le client attendant de plus en plus les offres de dernières minutes afin de profiter des « bonnes affaires ». Les prestations sont devenues plus discount pour ce type de voyages vendus pour remplir quelques avions ou hôtels, selon les règles du yield management (remplissage d’un train, avion avec des prix préférentiels selon l’anticipation de la réservation). Avec parfois, une déception des clients concernant le séjour touristique en question. De plus en plus de clients se renseignent désormais sur internet avant d’acheter un séjour touristique.

Rapport de force inégal et fragilité de l’hôtelier

En parallèle, la montée en puissance des sites de notation et de réservation comme Trip advisor ou Booking ont eu des conséquences parfois perverses sur de très nombreux hôteliers indépendants, toute classification confondue (de l’établissement sans étoiles jusqu’au 5 étoiles) et sur certaines chambres d’hôtes.

La dépendance  de l’hôtelier / de la chambre d’hôte -qui signe un contrat commercial espérant une visibilité maximale sur le web- à ces sites quasi- monopolistiques- provoque des dérives qui semblent à leurs yeux difficilement maîtrisables. Ces professionnels de l’hôtellerie  ne maîtrisent pas toujours les codes de fonctionnement des réseaux sociaux et l’impact sur la e-réputation de leur établissement.

L’anonymat des clients garantit parfois des conversations qui relèvent du café du commerce. La réaction de l’hôtelier, lorsqu’il  est critiqué est parfois véhémente et ce dernier ne se rend pas toujours compte de la portée des réactions épidermiques à l’échelle de tels sites. En effet,  les commentaires restent postés de manière durable.

Prise en main de sa propre stratégie web par l’hôtelier

La plupart des professionnels s’inquiètent d’un pouvoir de nuisance réel des avis de consommateurs. Ce constat concerne aussi bien les hôteliers indépendants que des mastodontes de l’hôtellerie comme Accor.

Mais certains hôteliers ont pris conscience du problème et commencent par reprendre en main leur propre communication via les réseaux sociaux. Tout d’abord, ils s’abstiennent de toute signature de contrats les liant pour une période définie juridiquement avec ces opérateurs américains ou ne les renouvellent pas.

Ensuite, ils bénéficient aujourd’hui de réseaux sociaux  à forte visibilité (Facebook, Twitter, Instagram…) qui leur permettent de reprendre la parole. Bien sûr, ce choix nécessite une formation avant de bien se familiariser avec l’utilisation des réseaux sociaux, utilisés selon une véritable stratégie éditoriale.

Fr.N.

Pour redevenir autonome dans votre communication web :

Connaissant très bien le secteur du tourisme/de l’hôtellerie et ses acteurs, nous pouvons vous accompagner à franchir cette étape, soit par la participation à une formation spécifiquement adaptée à votre secteur, l’hôtellerie, soit dans le cadre d’une mission de mise en place de la stratégie pertinente pour toucher votre clientèle.

Restant à votre écoute, vous pouvez me joindre à : frednicolas17@gmail.com pour plus d’informations.

La formation est assurée par deux professionnels (secteur hôtellerie et consultant digital/éditorial).  

Baromètre Ifop des réseaux sociaux 2013 : leurs notoriétés auprès du public

Les réseaux sociaux deviennent incontournables dans toute stratégie de communication-Source Ifop déc 2013
Les réseaux sociaux deviennent incontournables dans toute stratégie de communication-Source Ifop déc 2013

Il vient tout juste d’être livré. Il s’agit du dernier baromètre Ifop des réseaux sociaux 2013. Portant sur 50 réseaux sociaux, depuis 2007, il permet de voir les dernières tendances d’utilisation auprès du grand public.

Sans surprise, les réseaux sociaux les plus connus sont Facebook (connu à 97%), puis You Tube (95%) et Twitter (94%) qui monte sur la troisième marche du podium avec +5 points en 2013. Skype, qui a pris la place de

Windows live messenger (abandonné par Windows) arrive en 4ème position.

Google+ vient en 5ème position du réseau social le plus connu des Français (87%).

Parmi les tendances qui se confirment, Instagram (réseau social de partage de photos) fait une percée incontestable avec +32 points et est identifiée par 51% des Français. Pinterest reste très professionnel et assez peu utilisé du grand public en France (15% le connaissent).

Dailymotion et Deezer, deux réseaux sociaux bien identifiés

La vidéo et la musique dopent également la notoriété de réseaux sociaux comme Deezer, le leader Français (72%) et son concurrent Spotify (28%). Dailymotion a une notoriété importante  (86%) pour la vidéo et le streaming audio et vidéo (re-visionnage d’émissions, de clips, etc). Enfin, Les réseaux sociaux professionnels ont encore des progrès à faire, même si leur notoriété est en croissance. Linkedin demeure leader (47%) et Viadeo poursuit son chemin (36%). Tumblr, autre réseau social basé sur le micro-blogging (modèle Twitter) est connu par 23% des Français.

Niveau inscriptions à un réseau social, Facebook demeure leader avec 63% d’internautes inscrits en 2013. Skype (47%) ravit la 2nde place du fait du rachat des inscrits de Windows Live messenger. Copainsdavant.com, un des vétérans Français compte 36% des internautes inscrits.

On notera également des taux d’inscription à surveiller de près chez les plus de 50 ans : 52%  des 50-64 ans sont inscrits sur Facebook ou encore 43%, sur skype. Un segment de population à plus fort pouvoir d’achat qui devrait intéresser les professionnels du marketing.

Enfin, la prise en compte des réseaux sociaux dans toute stratégie de communication est désormais incontournable puisque 86% des internautes Français se déclarent membres d’au moins un réseau social en 2013. Ils étaient 20% en 2007.

Fr.N.-contenusetstrategies.com –Source Baromètre IFOP –Observatoire des réseaux sociaux-déc.  2013.