La croissance des jeux vidéo, modèle économique pour les réseaux sociaux?

article-jeux-videosLe secteur des jeux vidéo est devenu une véritable industrie dans le monde. En France, le chiffre d’affaires dégagé est de 2,7 milliards d’euros. Soit 23 000 emplois directs et indirects. Le secteur a comme point commun avec les réseaux sociaux de poursuivre son développement via smartphones et tablettes.
Ce 22 août, L’Usine-digitale.fr annonce la transaction d’un milliard de dollars, en cours, du groupe chinois Zhongji holding pour racheter l’éditeur de Family Farm, qui a explosé grâce à Facebook ces dernières années. Avec 50 millions d’utilisateurs présents sur le réseau social mondial, la filiale du chinois Funplus Interactive fait coup double. Elle acquiert une base de données gigantesque et va pouvoir la démultiplier sur le marché chinois, en absorbant le savoir-faire développé et la notoriété acquise.
Le marché est très dynamique et a déjà dépassé l’industrie du cinéma, de la vidéo et de la musique. Avec 31 millions de joueurs en France répartis dans toutes les classes d’âge, à pratique égale hommes/femmes, l’industrie du jeu vidéo a réussi le pari de prolonger sa croissance avec l’arrivée des smartphones et plus progressivement des tablettes.
Même modèle de diffusion

L’usage des réseaux sociaux qui concerne indirectement les mêmes possesseurs de smartphones, tablettes n’en est qu’à ses balbutiements, même si la France ne semble pas en retard, tout comme elle était précurseur sur l’émergence des bloggeurs. L’influence passe de plus en plus par le numérique. Obama l’avait compris avant tout le monde avec des équipes qui ont testé « le brand marketing » à l’échelle des Etats-Unis. Il a gagné son élection et continue à s’en servir de manière ciblée.
Autre constat : en prenant les transports en commun (train, bus, métro, RER, bientôt avions sur certaines lignes), il suffit de voir les usagers rivés sur leurs écrans, toutes générations confondues ou presque, pour bien intégrer la mutation.
Les réseaux sociaux accompagnent la migration digitale

Quelle que soit votre marque, votre cible client, il semble bien que celle-ci soit très réceptive à ces moments de transport, utilisée à jouer, s’informer ou surfer (sur les réseaux sociaux). Les annonceurs américains ou anglo-saxons ont déjà migré une partie de leur budget pub captés à la presse puis à la télévision –dont les programmes captivent de moins en moins un public attiré par du sens et du contenu (hormis quelques chaînes publiques qui luttent pour diffuser de la qualité)-vers le web. Les développeurs de jeux vidéos l’ont bien intégré et désormais, les scénarios et les visuels 2D/3D sont d’une qualité supérieure chaque année.
Le marché énorme qui se développe mondialement est celui des jeux par smartphones. Facebook et Google y travaillent en R/D, quitte à le subventionner dans un premier temps. D’après une étude du Group M de 2012, 7 gamers sur 10 vont chercher des informations sur internet avant de passer à l’acte d’achat.
Même si les deux univers n’ont pas les mêmes objectifs, ils ont la même cible : les utilisateurs de smartphones, tablettes et bien sûr, PC/Mac. Sachant qu’un joueur passait déjà 4h11 par semaine à son passe-temps favori en 2012 (étude Groupe M), que les consommateurs à fort pouvoir d’achat sont multi-connectés (50% sont sur Facebook selon Audipresse premium 2013), les entreprises qui souhaitent être visibles par leur cible commerciale ne peuvent plus s’épargner une stratégie webmarketing adaptée sur les réseaux sociaux en 2014/2015. Leurs concurrents y sont déjà.

Fr.N. copyright. Ph. Dr.
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L’industrie Française peut-elle s’épargner l’effet panique grâce aux réseaux sociaux ?

Céole-éoliennesC’est désormais une tragi-comédie chaque semaine depuis 6 ans de crise pour le secteur industriel en France. Malgré des fondamentaux à priori très solides mais remontant à l’après-guerre ou aux trente glorieuses, de nombreux secteurs de l’industrie Française sont convoités par des fonds de pension industriels américains ou asiatiques.
Je vais parler de cas que je connais pour y avoir travaillé. A Saint-Dizier, cité sidérurgique dont les bases remontent au XIXème siècle, les Chinois ont mis la main sur une fonderie historique il y a quelques années. Ils n’ont pas encore délocalisé car le savoir-faire des ouvriers est ancestral et les machines difficilement déplaçables. Comme dans la plupart des secteurs, les Chinois observent, paient pour voir, un peu, puis dupliquent à moindre coût le savoir-faire. L’expérience est cependant irremplaçable, ce qui occasionne de nombreux bugs techniques impactant parfois la société chinoise en surcroissance (cf. déraillement de trains, ponts qui s’effondrent, pollution, pillage de matières premières).
Second cas de figure : A Belfort, ville à l’esprit d’indépendance particulièrement développé, on assiste au dépeçage possible d’un siècle de travail d’ingénierie Française. A l’époque où Jean-Pierre Chevènement vient de démissionner avec fracas de son poste de ministre de la défense, General Electric s’installe dans la cité du Lion. Ils investissent, recrutent des anciens d’Alstom et annoncent clairement la couleur en se positionnant en face des locaux historiques d’Alstom. Subitement, 15 ans après, après le couac des Télécoms (SFR/Bouygues), Bouygues retire ses billes laissant la place aux fonds prédateurs convoitant la superbe mariée. Réacteurs pour centrales électriques, transports, bref, des secteurs si stratégiques, alors que la transition énergétique avance doucement, et que l’énergie, mécaniquement plus chère, va être le talon d’Achille du 21 ème siècle.
Emballement médiatique et panique à Bercy
Arnaud Montebourg, ministre de l’économie et du redressement productif réagit vivement en mettant en place une cellule de guerre. On assiste à quelques allers-et-retours entre Berlin et Paris, Siemens voulant sa part de gâteau. Au final, les médias économiques et les économistes de plateau télé s’affolent et contribuent à enflammer le dossier. Finalement, la période de réflexion est prolongée de 3 semaines…
Est-ce que de telles industries Françaises dont le siège est bien basé dans le pays auraient pu s’épargner une telle impression de flottement économique ? Même les spin doctors habituels habitués à conseiller quelques politiques en difficulté sont aux abonnés absents…
Bien sûr, il existe des formations et de nombreux spécialistes en intelligence économique formés à défendre les intérêts de telles filières stratégiques. Les Américains ou les Chinois en sont dotés depuis plusieurs années et n’hésitent pas à bloquer des pans entiers de l’économie concurrentielle jugé stratégique (énergie, défense, santé, transports).
Culture industrielle et communication graduée
Afin de résister à un tel effet panique démultiplié par certains médias parisiens connaissant finalement assez peu la culture industrielle Française au-delà des reportages ramenés par certains journalistes de terrain polyvalents, il faut anticiper. Nos responsables industriels cultivent une culture du secret bien compréhensible face aux enjeux concurrentiels.
Sachant qu’un emploi industriel induit en moyenne plusieurs emplois indirects (certains disent 7), il est urgent d’en prendre conscience et de mettre en place des logiques de veille d’intelligence économique via les bons réseaux sociaux en suivant notamment les investissements de ses concurrents ou partenaires, leur actualité, leur communiqués de presse. Le repli sur soi franco-français entre grandes familles est révolu. Sans quoi on assiste à ce spectacle un peu pathétique depuis ces 5 dernières années, celle d’un pays surinformé et déprimé par tous ces rachats, cette captation parfois définitive d’un savoir -faire convoité par les pays émergents et les deux géants chinois et américains.
Pour communiquer, il convient de le faire en douceur selon un véritable plan éditorial, une stratégie digitale afin de faire-connaître les réussites Françaises de PMI/PME maillés sur le territoire hexagonal. Revenir à l’essentiel et surtout prendre son temps, à l’inverse des récentes hystéries de catastrophisme médiatico-industriel.
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Les réseaux sociaux et leur influence : comment mobiliser l’opinion ?

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, l’impact viral des réseaux sociaux sur des thématiques sociétales est désormais parfois supérieur à celui de la presse traditionnelle, voire de la télévision.

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 Prenons le cas récent de l’affaire du vigneron bio Mr Emmanuel Giboulot, basé dans les vignobles de Beaune. Ce dernier a provoqué une véritable trainée de poudre sur internet en refusant de traiter ses vignes comme indiqué par les autorités viticoles régionales.

En effet, la flavescence dorée risquait de toucher certains pieds de vignes durant ces derniers mois. Un arrêté préfectoral est pris pour sensibiliser les vignerons Bourguignons à traiter leurs vignes. Cette pratique, antinomique avec celle de la viticulture bio que choisit ce vigneron, Mr Emmanuel Giboulot la refuse en bloc.

 En effet, le vignoble Bourguignon, à l’image de la plupart des vignobles Français s’est depuis quelques années, converti  au bio ou à la viticulture raisonnée, cette pratique permettant de mieux coller aux attentes de consommateurs plus jeunes, plus urbains, avertis des dangers des traitements parfois trop puissants qui ont abîmé certains sols agricoles un peu partout en France, bien au-delà de la seule viticulture.

Mobilisation sur Facebook : 500 personnes devant le tribunal

La fuite vient du vigneron lui-même devant une assemblée de collègues dans un contexte de réunion viticole professionnelle. Aussitôt, par crainte, par effet de groupe, ce vigneron bio devient le mouton noir et une procédure en justice est enclenchée.

Alors que le vigneron risque jusqu’à 30 000 € d’amendes et 6 mois de prison, une mobilisation sur le web et dans différents journaux locaux prend forme. Une page de soutien sur Facebook est créée et réussit à mobiliser plus de 2300 personnes en moins de 4 mois. Une pétition circule sur les réseaux sociaux et quelques VIP prennent le relais à Paris. Tout d’abord des communautés plutôt sensibilisées à l’agriculture bio puis quelques bloggeurs…et enfin le grand public.

Ce n’est seulement qu’une semaine ou deux avant le procès -qui se déroule au Tribunal de Dijon- que la presse comme Le Monde ou Le Monde2 prend position, entraînant un débat de société plus global sur la viticulture bio ou raisonnée, laquelle gagne des parts de marché un peu partout en France. Et forme un consensus sur l’opinion publique.

La mobilisation se poursuit le jour du procès, le 25 février dernier, avec pas moins de 500 personnes venus soutenir le vigneron devant la cité judiciaire de la capitale de Bourgogne, passant du virtuel au réel.

Il aurait été difficile d’atteindre un tel impact sans l’aide de cette mobilisation « citoyenne » et surtout sociétale sans  les différents réseaux sociaux.

Cerise sur le gâteau, le vigneron n’écope que d’une amende de 1000 €, assortie pour moitié du sursis. Ce n’est qu’à l’issue du procès que Canal+ a invité le vigneron sur son plateau pour suivre cette « consécration sociétale » pour une interview de 10 minutes, le midi, bien loin des ceps de vignes.

Ce cas d’école qui peut s’appliquer à des marques polluantes ou causant des conséquences néfastes sur l’environnement n’est pas négligeable. Elle est désormais dans la tête de tous les directeurs de marketing et de communication. 

Prenez les devants pour accompagner votre communication digitale afin de maîtriser et d’identifier les différents canaux d’influence sur les réseaux sociaux. Sur le long terme, pas juste pendant les vacances d’été…Traiter sa stratégie digitale à grand renfort de contrats éphémères ou stages de passage peut produire l’effet inverse car le suivi n’est pas assuré.

Vous renseigner pour mettre en place une stratégie durable sur les réseaux sociaux : frednicolas17@gmail.com. #emicfdnicolas

Photo : Fr.Nicolas copyright-vignes en Bourgogne et cheval de trait.