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Locations de particuliers à particuliers : affaire BnB vs New York

article bnbLe fondateur de la société AirBNB , dont certains journaux économiques annoncent  une valorisation financière aussi forte qu’Accor après 6 petites années d’existence ( ?!?), a trouvé un gros lobby à contourner pour démultiplier son business. A savoir les puissants hôteliers de Big apple qui pour une fois devraient jouer collectifs face à un concurrent qui ne pratique pas les mêmes règles fiscales : le site http://www.bnb.com (bed and breakfast.com).
Autant le mouvement des couch surfers bien structuré via internet sur la planète ne dérangeait personne. Mais un site présent dans 190 pays pour monétiser la mise en relation entre particuliers qui louent ponctuellement une pièce ou deux à des touristes de passage menace sérieusement la profession d’hôtelier, soumise à des taxes partout sur la planète.
New York et ses hôteliers pas partageurs ?
Après Apple, Google, Facebook ou Amazon, qui paient leurs impôts en Irlande, la France va –t-elle continuer à appliquer une fiscalité à deux vitesses sous prétexte de chantage à l’emploi, dont les personnels de ces marques sont finalement assez faibles?
C’est en découvrant la campagne de publicité de bnb sur les murs du métro parisien, il y a environ un mois, que je me suis dit que les réservations d’été avaient déjà commencé.
Seul couac, la justice New Yorkaise estime depuis quelques années qu’il s’agit bien de sous-location dissimulée. Certains journaux relaient que depuis quelques jours, le site efface soudainement des milliers d’annonces de particuliers, le site ayant refusé de transmettre la liste des inscrits sur New York au procureur chargé de l’affaire.

Afin d’éviter un véritable bad buzz auprès de ces « hôteliers ponctuels » qui pourraient le cas échéant se voir taxer à postériori par le fisc US, BnB va sans doute devoir freiner un peu sa communication dans le métro parisien…
La justice Française qui avait déjà condamné lourdement Trip Advisor suite à une plainte collective d’un syndicat hôtelier pour faux commentaires pourrait bien trouver ici une aubaine pour renflouer les caisses de l’Etat désespérément vides après 6 ans de crise ininterrompue et son lot de destruction d’emplois.
Invité à Davos dernièrement, le fondateur de bnb prétendait créer 5000 emplois à New York par son site et une activité estimée à 632 millions de dollars. Bien sûr, on parle de revenus complémentaires qui n’ouvrent droit à rien (cotisations sociales, retraites), le principal bénéficiaire était comme tout business pyramidal, le fondateur lui-même. Attendons de voir la décision de justice de New York qui devrait faire jurisprudence et donner des idées à des collectifs d’hôteliers ou pourquoi pas de chambres d’hôtes déclarées, à moins que ces derniers décident de prendre eux-mêmes en main leur propre stratégie de réseaux sociaux, sans passer par une centrale de réservation américaine.
Fr.N. copyright texte et photos

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Les réseaux sociaux et leur influence : comment mobiliser l’opinion ?

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, l’impact viral des réseaux sociaux sur des thématiques sociétales est désormais parfois supérieur à celui de la presse traditionnelle, voire de la télévision.

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 Prenons le cas récent de l’affaire du vigneron bio Mr Emmanuel Giboulot, basé dans les vignobles de Beaune. Ce dernier a provoqué une véritable trainée de poudre sur internet en refusant de traiter ses vignes comme indiqué par les autorités viticoles régionales.

En effet, la flavescence dorée risquait de toucher certains pieds de vignes durant ces derniers mois. Un arrêté préfectoral est pris pour sensibiliser les vignerons Bourguignons à traiter leurs vignes. Cette pratique, antinomique avec celle de la viticulture bio que choisit ce vigneron, Mr Emmanuel Giboulot la refuse en bloc.

 En effet, le vignoble Bourguignon, à l’image de la plupart des vignobles Français s’est depuis quelques années, converti  au bio ou à la viticulture raisonnée, cette pratique permettant de mieux coller aux attentes de consommateurs plus jeunes, plus urbains, avertis des dangers des traitements parfois trop puissants qui ont abîmé certains sols agricoles un peu partout en France, bien au-delà de la seule viticulture.

Mobilisation sur Facebook : 500 personnes devant le tribunal

La fuite vient du vigneron lui-même devant une assemblée de collègues dans un contexte de réunion viticole professionnelle. Aussitôt, par crainte, par effet de groupe, ce vigneron bio devient le mouton noir et une procédure en justice est enclenchée.

Alors que le vigneron risque jusqu’à 30 000 € d’amendes et 6 mois de prison, une mobilisation sur le web et dans différents journaux locaux prend forme. Une page de soutien sur Facebook est créée et réussit à mobiliser plus de 2300 personnes en moins de 4 mois. Une pétition circule sur les réseaux sociaux et quelques VIP prennent le relais à Paris. Tout d’abord des communautés plutôt sensibilisées à l’agriculture bio puis quelques bloggeurs…et enfin le grand public.

Ce n’est seulement qu’une semaine ou deux avant le procès -qui se déroule au Tribunal de Dijon- que la presse comme Le Monde ou Le Monde2 prend position, entraînant un débat de société plus global sur la viticulture bio ou raisonnée, laquelle gagne des parts de marché un peu partout en France. Et forme un consensus sur l’opinion publique.

La mobilisation se poursuit le jour du procès, le 25 février dernier, avec pas moins de 500 personnes venus soutenir le vigneron devant la cité judiciaire de la capitale de Bourgogne, passant du virtuel au réel.

Il aurait été difficile d’atteindre un tel impact sans l’aide de cette mobilisation « citoyenne » et surtout sociétale sans  les différents réseaux sociaux.

Cerise sur le gâteau, le vigneron n’écope que d’une amende de 1000 €, assortie pour moitié du sursis. Ce n’est qu’à l’issue du procès que Canal+ a invité le vigneron sur son plateau pour suivre cette « consécration sociétale » pour une interview de 10 minutes, le midi, bien loin des ceps de vignes.

Ce cas d’école qui peut s’appliquer à des marques polluantes ou causant des conséquences néfastes sur l’environnement n’est pas négligeable. Elle est désormais dans la tête de tous les directeurs de marketing et de communication. 

Prenez les devants pour accompagner votre communication digitale afin de maîtriser et d’identifier les différents canaux d’influence sur les réseaux sociaux. Sur le long terme, pas juste pendant les vacances d’été…Traiter sa stratégie digitale à grand renfort de contrats éphémères ou stages de passage peut produire l’effet inverse car le suivi n’est pas assuré.

Vous renseigner pour mettre en place une stratégie durable sur les réseaux sociaux : frednicolas17@gmail.com. #emicfdnicolas

Photo : Fr.Nicolas copyright-vignes en Bourgogne et cheval de trait.


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