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Une industrie en pleine mutation au salon Global Industrie

 

Le salon Global Industrie vu depuis l’usine connectée : une édition 2018 réussie. Fr.N.ContenusetStratégies DR

Entièrement dédié à l’industrie, le salon Global Industrie qui s’est tenu du 27 au 30 mars au Parc des expositions de Villepinte a bien su montrer la diversité et l’omniprésence de l’innovation dans l’industrie française et européenne.

Avec 2700 exposants présents à la 1ère édition du salon Global Industrie de Villepinte, l’offre industrielle est véritablement exhaustive sur un secteur qui a beaucoup souffert ces dernières années de crise mais qui sait se réinventer et sait intégrer de nombreuses innovations, souvent liées à l’informatisation et à la robotique, ainsi que le digital pour mieux rebondir.

Global Industrie version 2018, c’est le regroupement physique de quatre salons 100% industriels : l’historique salon Midest, salon des savoir-faire en sous-traitance industrielle (1300 exposants), le salon Industrie (900 exposants) , salon des technologies et des équipements de production, le salon TolExpo (200 exposants), le salon des solutions et des équipements pour la tôlerie et le plus récent Smart Industrie (300 exposants), représentant l’industrie connectée, collaborative et efficiente dite industrie du futur ou Industrie 4.0. Résultat : les cinq halls de l’immense Parc des expositions ont été totalement investis sur 100 000 m2.

Très loin de l’image qui colle à la peau de certaines industries, du fait de trop nombreuses fermetures d’usines depuis ces dix dernières années, le visiteur peut appréhender les tendances fortes du marché qui vont continuer à impacter le secteur industriel pour des années encore.

Industrie française bien représentée

Tout d’abord, on constate que l’industrie classique est bel et bien vivante : machines-outils, usinage, décolletage, forge, fonderie, transformation des plastiques, des caoutchoucs, du verre, du bois, électronique, électricité, moules, modèles, prototypes, outillages, microtechnique, etc.

Autant de stands de démonstration de savoir-faire issus de toute l’Europe et au delà (les groupes allemands, hollandais, américains sont bien présents aussi) qui ont choisi d’être présents à Paris pour accompagner la reprise industrielle, encore assez récente dans notre pays. De très nombreux groupes familiaux de type PMI représentent avec passion la France, régions par régions. Solidement ancrés dans les territoires français, ils ont fait le dos rond depuis 2008. Mais, il semblerait bien que certaines sociétés aient désormais du mal à recruter des profils toujours plus techniques pour les accompagner dans la conquête de nouveaux marchés. Le campus Global Industrie était sur le salon pour sensibiliser le grand public-et pas que les étudiants, venus en nombre, visiter le salon-aux nouveaux métiers liés à l’industrie.

Démonstration de l’usine connectée en direct

Que ce soit avec la montée en puissance du numérique, de l’informatique, de l‘IoT (objets connectés), de la robotique, de la réalité augmentée, de la fabrication additive (3D), de la maintenance prédictive, de la protection des données par la cybersécurité , il est clair que l’usine du futur est bien réelle et pas que dans le secteur automobile, afin d’améliorer les postes de travail à la chaîne d’avant.

Le salon a monté une animation de fabrication de médailles avec son écrin en métal en faisant intervenir 80 sociétés différentes et complémentaires à travers une usine connectée sur un espace de 1000 m2. Le résultat était assez bluffant : du début du parcours, où le visiteur peut choisir le motif gravé de sa médaille, une personnalisation unique (nom, prénom ou celui de la société), la couleur de l’écrin jusqu’à la fin, on a l’occasion de voir étape par étape, le parcours de fabrication robotisé. Toutes les étapes sont pilotées depuis un poste de contrôle relié à une demi-douzaine d’ordinateurs contrôlant les étapes de fabrication. A chaque étape, il reste des intervenants humains, des techniciens hyper qualifiés capables d’intervenir pour remettre en marche une ou plusieurs machines lorsqu’il y a un bug. Seul constat sur place : trop de peu de start-ups françaises étaient présentes dans cette usine connectée événementielle, les sociétés japonaises et allemandes ayant pris beaucoup d’avance sur ce secteur d’avenir. Il faudra donc beaucoup de rapprochement entre ces industries 4.0 et des centres de formation régionaux (en apprentissage ou en formation continue) pour que la France crée massivement des emplois dans ce domaine. Car les débouchés sont effectivement mondiaux.

Montée en puissance des start-ups en smart industries

Du côté des smart industries, les innovations étaient également très nombreuses. L’espace start-ups, bien fourni, démontrait bien le regain d’intérêt des entreprises autour de l’industrie #MadeinFrance.

Ce salon dans le salon se décomposait en 8 villages : le village MES (manufacturing eexecution system), le village Cap’tronic (capteurs intelligents, textiles conducteurs…), le village Connect Wave (objets connectés professionnels), le village maintenance (enjeux du numérique sur la maintenance), le village Artema (syndicat des industriels de la mécatronique), le village du réseau des Instituts Carnot (pôles de compétitivité, laboratoires, R&D par filière), le carré de l’ingénierie (conception, assistance amont, études techniques…)

Ces quatre jours consacrés entièrement à l’industrie actuelle et celle de demain devaient accueillir environ 50 000 visiteurs à Paris. Une visite devrait être proposée très tôt dans le cursus scolaire de chaque lycéen ou collégien pour bien comprendre que l’industrie française est très loin d’être morte. Les emplois qualifiés et les salaires pratiqués sont bien réels. La puissance technologique rassemblée sur ce salon l’illustre à merveille. Rendez-vous à Lyon en 2019 pour la 2nde édition de Global Industrie.

Frédéric NICOLAS- copyright – www.contenusetstrategies.com

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Pollutec 2016 : une vitrine mondiale à Lyon

mats-eoliens2-ceole-dijon-2009-fr-n-drLe salon Pollutec consacré aux équipements, technologies et services de l’environnement est bien un salon international. Avec 33 pays représentés parmi les 2206 exposants et 60 000 visiteurs répartis sur trois jours et demi, cette 27ème édition a mis en valeur des innovations qui font de la France un acteur clé.

Que ce soit le domaine de l’eau, des déchets, des nouvelles sources d’énergie, des machines-outils, l’environnement représente une filière d’emploi croissante dans nos vies quotidiennes. La France, pays d’ingénieurs regorge de créativité dans ces domaines. En parcourant les allées du salon et en assistant à des conférences thématiques techniques, on appréhende bien toutes les filières très organisées liées à l’environnement.

Après la loi de transition énergétique de 2015, la plupart des filières se sont fortement structurées aussi bien en terme d’effectifs que de réglementation, aussi bien française qu’européennes.

Bien au delà de la COP 21 qui s’est déroulée à Paris avec succès, quelques semaines après les terribles attentats de Novembre 2015, le secteur de l’environnement déjà influent (eau, déchets, énergie) a su innover et créer de nouvelles opportunités. Les énergies renouvelables (ENR) ou le secteur des certificats d’économie d’énergie, le développement encore timide de l’éolien , la maturité de la filière solaire sont autant de filières qui se développent.

L’exemple allemand dans tous les domaines ou presque

La filière déchets très structurée devrait suivre l’exemple allemand très en avance dans le taux de recyclage de tous types de déchets (jusqu’à des déchets issus de la restauration pour la méthanisation). Une réglementation européenne existante devrait monter en puissance afin de défendre le marché intérieur de l’économie liée aux déchets, ce qui demeure encore un long parcours.

En matière d’énergies nouvelles, le biogaz et la méthanisation représentent des filières d’avenir en pleine émergence. Une fois de plus, l’Allemagne dispose de très nombreux sites industriels de méthanisation. La France, grâce à une culture d’ingénieurs reconnue mondialement innove clairement dans ce domaine. De beaux succès sont à venir et la filière se structure à l’échelle hexagonale.

Quant à l’éolien, moins présent sur Pollutec, la France continue son expansion avec des modèles offshores où l’Europe du Nord, danois et écossais en tête sont leaders dans le domaine.

Jérémie Rifkin en avait parlé longuement dans ses précédents livres (cf. La 3ème Révolution industrielle). La révolution verte est désormais bien industrialisée.

Il reste à bien appréhender l’impact du blockchain entre particuliers qui à moyen terme risquerait d’ubériser les grands acteurs, investisseurs financiers et grands comptes inclus. A surveiller.

Frédéric Nicolas-copyright-www.contenusetstrategies.com-conseils en stratégies éditoriales et digitales-spécialiste développement durable/économie-photo DR.


30 000 entrepreneurs ont participé à l’événement organisé par BPI à Bercy Accor Arena

innogeneration-big-article cets-mai 2016Pour une seconde édition de #Innogéneration BIG (BPI Inno Generation), les entrepreneurs, startupeurs et chefs d’entreprises très confirmés ont pu échangé durant 24 heures. Prometteur en ce qui concerne l’esprit d’entreprise en France.

Les 25 et 26 Mai, grâce aux réseaux sociaux, aux newsletters et au travail de fonds d’une équipe mobilisée pour cet événementiel national qui s’est déroulé dans un lieu rassembleur, l’ancienne salle de concert de Bercy rachetée et gérée par le groupe leader de l’hôtellerie Accor a pu rassembler un public habituellement peu disponible : de grands entrepreneurs mais surtout des PME, PMI, TPE et start-ups, sans oublier toute une génération qui fourmille d’idées de nouvelles activités.

Sur le modèle de La Tribune qui a totalement repensé son business-model autour d’événements régionaux (Bordeaux, Montpellier, Toulouse), BPI France, la banque publique d’investissement qui a permis à des milliers de PMI, PME de survivre pendant la crise implacable qu’a traversé notre pays depuis 2008, a réussi son opération de mobilisation événementielle dans un lieu qui a vu défiler tant de groupes et de grands événements sportifs ces trente dernières années : l’immense salle de concert de Bercy.

Image positive de la France innovante

Symbole des temps qui changent : depuis la loi Dutreil de 2003, le lancement du statut d’auto-entrepreneur d’Hervé Novelli en août 2008, et la montée en puissance du crowdfunding et des start-ups, les entrepreneurs ne sont plus relégués dans le bureau sombre d’un expert-comptable à vérifier que tout est bien en règle avec l’administration (bien que cela demeure le quotidien de chaque entreprise). Certains ont désormais le droit de monter sur la scène et transmettre leur expérience, leur énergie afin de resituer l’image de la France dans le secteur des affaires, de l’innovation, du bâtiment, des télécoms, etc, laquelle est plutôt gratifiante et recherchée.

Une part belle était donnée aux régions françaises, en leur réservant des espaces de discussion et d’échange entre chefs d’entreprises impliqués sur le terrain, acteurs de l’innovation et conseillers-accompagnateurs. Ce qui n’était pas le cas lors de la 1ère édition, plutôt parisienne.

Collectif et échanges réels

Il est évident que c’est le collectif qui prime et les synergies inter-régionales, possibles grâce à internet et aux réseaux sociaux en 2016. L’isolement, y compris de grandes structures n’est plus d’actualité. Elles doivent écouter les TPE, PME, PMI car c’est souvent d’elles que provient l’innovation. En 24 heures, 450 speakers représentatifs de ces changements dans l’hexagone -mais ouverts au monde- ont pris la parole. L’époque d’Ubifrance est bien révolue et à cet événement étaient représentés des bureaux de Business France (ex Coface) ouvrant potentiellement 113 marchés mondiaux.

Les conférences pros et les ateliers, sans oublier les rendez-vous B to B ont permis d’échanger et d’élargir leur réseau à de très nombreux participants. L’illustration par l’exemple que le web et les réseaux sociaux ne remplaceront sans doute jamais les échanges réels pour travailler ensemble. Même s’ils demeurent cruciaux pour attirer l’attention.

Revivre l’événement : http://www.bpifrance.fr/Vivez-Bpifrance/Actualites

Frédéric NICOLAS-www.contenusetstrategies.com- photo DR-frednicolas17@gmail.com


Une année 2016 recentrée sur l’essentiel : du fond avant tout !

Voeux 2016-www.contenusetstrategies.com DR Fr.N.

Voeux 2016-www.contenusetstrategies.com DR Fr.N.

Tout d’abord, je tiens à remercier tous les client(e)s qui ont fait confiance à www.contenusetstrategies.com pour les accompagner dans leur stratégie éditoriale et digitale depuis ces dernières années. Plutôt que de souhaiter les vœux de manière convenue, je partage avec vous quelques souhaits pour 2016.

Nous sommes clairement à la fin d’un cycle qui remontait à l’après-guerre et aux trente glorieuses en France et dans le monde. Cela ne va pas sans créer de multiples tensions à bien des niveaux de la société.
Les réseaux sociaux se sont bien installés, Facebook et Twitter en premier lieu, dans la vie de chacun et impactent forcément chacun d’entre nous dans son quotidien en mélangeant de plus en plus vie professionnelle et sphère privée.

Les temps de connexion sur Facebook mesurés chez certaines tranches d’âge (moins de 45 ans notamment) ne cessent de progresser, ce qui prouvent bien que l’attention portée sur son environnement plus ou moins proche ne finit pas de grandir. Les agences de publicité et de marketing ont bien saisi le phénomène et le e-commerce a désormais investi une partie conséquente de nos pratiques d’achat.

Start-ups couvrant presque… tous les besoins

Le secteur des start-ups ne s’est jamais aussi bien porté avec des créations de sites couvrant désormais la majorité des besoins que nous éprouvons quotidiennement : hôtellerie, vêtements, courses, vacances, vins, taxis, transports (en covoiturage), emploi, presse, achats de livres, de musique,etc

Et pourtant, nous n’avons jamais eu autant la sensation de manquer de temps. Sans doute un temps chronophage passé sur internet pour guetter les dernières tendances ou la vie trépidante et bien souvent mise en scène de manière très avantageuse de notre environnement virtuel…

Se recentrer vers plus de fond

Il semble que les consommateurs, clients aspirent à plus de sens et d’authenticité dans leur vie de tous les jours. C’est un des principaux vœux que je formule pour 2016 : essayons de nous recentrer vers plus de fond, notamment dans la communication via les réseaux sociaux.

L’économie sociale et solidaire l’a bien compris, les internautes veulent trouver plus de sens dans leurs achats et surtout de l’authenticité, du durable. Après une crise constante depuis 2008, les priorités des Français ont bien changé ! Surinformés, engagés, sensibilisés à la préservation de la planète, ils sont de plus en plus difficiles à convaincre et ne se laissent plus bercer par les illusions servies durant ces dernières années voire décennies.

Si comme moi, vous partagez ce besoin de recentrer votre communication vers plus de fond et d’avantage d’authenticité, du contenu construit, vous êtes au bon endroit. Alors n’hésitez pas à me contacter pour vos besoins éditoriaux et digitaux.

Excellente année à vous !!!

Frédéric NICOLAS


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