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Pollutec 2016 : une vitrine mondiale à Lyon

mats-eoliens2-ceole-dijon-2009-fr-n-drLe salon Pollutec consacré aux équipements, technologies et services de l’environnement est bien un salon international. Avec 33 pays représentés parmi les 2206 exposants et 60 000 visiteurs répartis sur trois jours et demi, cette 27ème édition a mis en valeur des innovations qui font de la France un acteur clé.

Que ce soit le domaine de l’eau, des déchets, des nouvelles sources d’énergie, des machines-outils, l’environnement représente une filière d’emploi croissante dans nos vies quotidiennes. La France, pays d’ingénieurs regorge de créativité dans ces domaines. En parcourant les allées du salon et en assistant à des conférences thématiques techniques, on appréhende bien toutes les filières très organisées liées à l’environnement.

Après la loi de transition énergétique de 2015, la plupart des filières se sont fortement structurées aussi bien en terme d’effectifs que de réglementation, aussi bien française qu’européennes.

Bien au delà de la COP 21 qui s’est déroulée à Paris avec succès, quelques semaines après les terribles attentats de Novembre 2015, le secteur de l’environnement déjà influent (eau, déchets, énergie) a su innover et créer de nouvelles opportunités. Les énergies renouvelables (ENR) ou le secteur des certificats d’économie d’énergie, le développement encore timide de l’éolien , la maturité de la filière solaire sont autant de filières qui se développent.

L’exemple allemand dans tous les domaines ou presque

La filière déchets très structurée devrait suivre l’exemple allemand très en avance dans le taux de recyclage de tous types de déchets (jusqu’à des déchets issus de la restauration pour la méthanisation). Une réglementation européenne existante devrait monter en puissance afin de défendre le marché intérieur de l’économie liée aux déchets, ce qui demeure encore un long parcours.

En matière d’énergies nouvelles, le biogaz et la méthanisation représentent des filières d’avenir en pleine émergence. Une fois de plus, l’Allemagne dispose de très nombreux sites industriels de méthanisation. La France, grâce à une culture d’ingénieurs reconnue mondialement innove clairement dans ce domaine. De beaux succès sont à venir et la filière se structure à l’échelle hexagonale.

Quant à l’éolien, moins présent sur Pollutec, la France continue son expansion avec des modèles offshores où l’Europe du Nord, danois et écossais en tête sont leaders dans le domaine.

Jérémie Rifkin en avait parlé longuement dans ses précédents livres (cf. La 3ème Révolution industrielle). La révolution verte est désormais bien industrialisée.

Il reste à bien appréhender l’impact du blockchain entre particuliers qui à moyen terme risquerait d’ubériser les grands acteurs, investisseurs financiers et grands comptes inclus. A surveiller.

Frédéric Nicolas-copyright-www.contenusetstrategies.com-conseils en stratégies éditoriales et digitales-spécialiste développement durable/économie-photo DR.

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30 000 entrepreneurs ont participé à l’événement organisé par BPI à Bercy Accor Arena

innogeneration-big-article cets-mai 2016Pour une seconde édition de #Innogéneration BIG (BPI Inno Generation), les entrepreneurs, startupeurs et chefs d’entreprises très confirmés ont pu échangé durant 24 heures. Prometteur en ce qui concerne l’esprit d’entreprise en France.

Les 25 et 26 Mai, grâce aux réseaux sociaux, aux newsletters et au travail de fonds d’une équipe mobilisée pour cet événementiel national qui s’est déroulé dans un lieu rassembleur, l’ancienne salle de concert de Bercy rachetée et gérée par le groupe leader de l’hôtellerie Accor a pu rassembler un public habituellement peu disponible : de grands entrepreneurs mais surtout des PME, PMI, TPE et start-ups, sans oublier toute une génération qui fourmille d’idées de nouvelles activités.

Sur le modèle de La Tribune qui a totalement repensé son business-model autour d’événements régionaux (Bordeaux, Montpellier, Toulouse), BPI France, la banque publique d’investissement qui a permis à des milliers de PMI, PME de survivre pendant la crise implacable qu’a traversé notre pays depuis 2008, a réussi son opération de mobilisation événementielle dans un lieu qui a vu défiler tant de groupes et de grands événements sportifs ces trente dernières années : l’immense salle de concert de Bercy.

Image positive de la France innovante

Symbole des temps qui changent : depuis la loi Dutreil de 2003, le lancement du statut d’auto-entrepreneur d’Hervé Novelli en août 2008, et la montée en puissance du crowdfunding et des start-ups, les entrepreneurs ne sont plus relégués dans le bureau sombre d’un expert-comptable à vérifier que tout est bien en règle avec l’administration (bien que cela demeure le quotidien de chaque entreprise). Certains ont désormais le droit de monter sur la scène et transmettre leur expérience, leur énergie afin de resituer l’image de la France dans le secteur des affaires, de l’innovation, du bâtiment, des télécoms, etc, laquelle est plutôt gratifiante et recherchée.

Une part belle était donnée aux régions françaises, en leur réservant des espaces de discussion et d’échange entre chefs d’entreprises impliqués sur le terrain, acteurs de l’innovation et conseillers-accompagnateurs. Ce qui n’était pas le cas lors de la 1ère édition, plutôt parisienne.

Collectif et échanges réels

Il est évident que c’est le collectif qui prime et les synergies inter-régionales, possibles grâce à internet et aux réseaux sociaux en 2016. L’isolement, y compris de grandes structures n’est plus d’actualité. Elles doivent écouter les TPE, PME, PMI car c’est souvent d’elles que provient l’innovation. En 24 heures, 450 speakers représentatifs de ces changements dans l’hexagone -mais ouverts au monde- ont pris la parole. L’époque d’Ubifrance est bien révolue et à cet événement étaient représentés des bureaux de Business France (ex Coface) ouvrant potentiellement 113 marchés mondiaux.

Les conférences pros et les ateliers, sans oublier les rendez-vous B to B ont permis d’échanger et d’élargir leur réseau à de très nombreux participants. L’illustration par l’exemple que le web et les réseaux sociaux ne remplaceront sans doute jamais les échanges réels pour travailler ensemble. Même s’ils demeurent cruciaux pour attirer l’attention.

Revivre l’événement : http://www.bpifrance.fr/Vivez-Bpifrance/Actualites

Frédéric NICOLAS-www.contenusetstrategies.com- photo DR-frednicolas17@gmail.com


Une année 2016 recentrée sur l’essentiel : du fond avant tout !

Voeux 2016-www.contenusetstrategies.com DR Fr.N.

Voeux 2016-www.contenusetstrategies.com DR Fr.N.

Tout d’abord, je tiens à remercier tous les client(e)s qui ont fait confiance à www.contenusetstrategies.com pour les accompagner dans leur stratégie éditoriale et digitale depuis ces dernières années. Plutôt que de souhaiter les vœux de manière convenue, je partage avec vous quelques souhaits pour 2016.

Nous sommes clairement à la fin d’un cycle qui remontait à l’après-guerre et aux trente glorieuses en France et dans le monde. Cela ne va pas sans créer de multiples tensions à bien des niveaux de la société.
Les réseaux sociaux se sont bien installés, Facebook et Twitter en premier lieu, dans la vie de chacun et impactent forcément chacun d’entre nous dans son quotidien en mélangeant de plus en plus vie professionnelle et sphère privée.

Les temps de connexion sur Facebook mesurés chez certaines tranches d’âge (moins de 45 ans notamment) ne cessent de progresser, ce qui prouvent bien que l’attention portée sur son environnement plus ou moins proche ne finit pas de grandir. Les agences de publicité et de marketing ont bien saisi le phénomène et le e-commerce a désormais investi une partie conséquente de nos pratiques d’achat.

Start-ups couvrant presque… tous les besoins

Le secteur des start-ups ne s’est jamais aussi bien porté avec des créations de sites couvrant désormais la majorité des besoins que nous éprouvons quotidiennement : hôtellerie, vêtements, courses, vacances, vins, taxis, transports (en covoiturage), emploi, presse, achats de livres, de musique,etc

Et pourtant, nous n’avons jamais eu autant la sensation de manquer de temps. Sans doute un temps chronophage passé sur internet pour guetter les dernières tendances ou la vie trépidante et bien souvent mise en scène de manière très avantageuse de notre environnement virtuel…

Se recentrer vers plus de fond

Il semble que les consommateurs, clients aspirent à plus de sens et d’authenticité dans leur vie de tous les jours. C’est un des principaux vœux que je formule pour 2016 : essayons de nous recentrer vers plus de fond, notamment dans la communication via les réseaux sociaux.

L’économie sociale et solidaire l’a bien compris, les internautes veulent trouver plus de sens dans leurs achats et surtout de l’authenticité, du durable. Après une crise constante depuis 2008, les priorités des Français ont bien changé ! Surinformés, engagés, sensibilisés à la préservation de la planète, ils sont de plus en plus difficiles à convaincre et ne se laissent plus bercer par les illusions servies durant ces dernières années voire décennies.

Si comme moi, vous partagez ce besoin de recentrer votre communication vers plus de fond et d’avantage d’authenticité, du contenu construit, vous êtes au bon endroit. Alors n’hésitez pas à me contacter pour vos besoins éditoriaux et digitaux.

Excellente année à vous !!!

Frédéric NICOLAS


Cas d’école : Michelin, entreprise familiale préférée des Français

La société auvergnate et désormais mondiale est revenue en force dans le cœur des Français selon l’édition du baromètre Ifop de septembre. Première du classement d’indice d’image, elle doit en partie cette bonne place grâce à une stratégie digitale en phase avec son identité.

Le musée Michelin à Clermont-Ferrand, adossé au site de production. La France qui gagne…à être connue-Edition Kawa copyright

Les fondateurs des pneumatiques Michelin n’en reviendraient pas eux-mêmes. L’entreprise fondée en 1889 n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne sa communication et son marketing. Dès le début de l’aviation en France, ils ont organisé un challenge pour faire connaître la marque de Paris et donc de la France. Un aviateur a réussi à se poser sur le Puy de Dôme et a empoché une belle somme pour l’époque.
Plus d’un siècle plus tard, le groupe Michelin présent dans 170 pays a su prendre le virage digital en douceur sans adopter les dernières tendances à la mode mais avec habileté et constance. Présents sur une page Facebook particulièrement bien animée (avec des infographies du bibendum), plusieurs fils Twitter dédiés à différentes cibles, la marque de pneumatiques n’oublie pas ses fondamentaux. Et ça marche !
Reforestation et jeux concours sur les réseaux
Alors que la COP21 approche à Paris, fin novembre, la communication digitale s’est récemment concentrée sur deux piliers hexagonaux : l’agriculture et les pneumatiques à travers un jeu concours. Bien conscient de son rôle et de la filière qu’elle maîtrise, Michelin investit désormais dans la reforestation du caoutchouc durable. Et le fait savoir via les réseaux sociaux. Pas d’esbroufe avec les dernières tendances geek du moment que l’on peut croiser parfois sur certains stands de salons spécialisés. Du concret, comme aiment les consommateurs actuels, désormais surinformés et capables d’impacter durablement les imposteurs (cf l’affaire Volkswagen et les faux filtres ou la tendance au greenwashing de ces dernières années dans toutes sortes d’enseignes spéculatives).
Fil Twitter « Michelin recrute… »
Sur Twitter, la prise de parole de Michelin est encore plus pointue avec un fil « Twitter recrute » spécifique, ce que peu de sociétés proposent aujourd’hui, y compris au niveau européen. La société innove en célébrant par exemple les 50 ans du centre de recherche et développement de Ladoux. Peu de temps après la sortie du nouveau pneu toutes saisons révolutionnaire dans son marché. Et le fait savoir sur les réseaux de manière synthétique. Pas d’emballement chez les Auvergnats…Et ils ont raison.
A l’heure où les réseaux sociaux s’enflamment, notamment en France et aux USA à la moindre affaire politico-économique, Michelin trace son sillon sur son cœur de métier. Même si elle n’oublie pas de créer un fil Twitter consacré au guide rouge qui est particulièrement suivi. Au final, la marque qui a traversé la crise économique récente mais a su former massivement ses salariés en période plus creuse voit à long terme. Et surtout, elle a réussi à conserver ses basiques : le pneumatique et le guide éponyme, marque ambassadeur qui l’associe à l’excellence sur les tables du monde entier, y compris sur les réseaux sociaux.
C’est dans une approche raisonnée et constante que www.contenusetstrategies.com souhaite continuer à accompagner ses clients, loin des buzz éphémères.

Fr.N. photo : le musée Michelin à Clermont-Ferrand, adossé au site de production où travaillent encore des milliers de salariés. La France qui gagne…à être connue-Edition Kawa copyright


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