Tendances web et e-commerce lors du salon Paris Retail week 2018

Une position d’Amazon moins dominante sur la mode en France que sur d’autres marchés. source Kantar world panel-Sept2018-fr.N. Dr

Petit retour sur le salon Paris Retail week (ou plutôt salon du e-commerce qui en est en fait à sa 17ème édition) qui s’est tenu la semaine dernière à Paris, porte de Versailles. Si le e-commerce continue de progresser inégalement selon les secteurs, la tendance est à une complémentarité entre magasins physiques et sites web, intégrant désormais obligatoirement la gestion de communauté web clients en BtoC comme en BtoB sur les réseaux sociaux.

Les exposants sont toujours aussi nombreux au désormais traditionnel salon de rentrée dédié au e-commerce. Relooké Retail pour véritablement s’adapter au marché mondial qu’est le e-commerce, le salon -anciennement du e-commerce, né à Paris peu après l’an 2000, donne en général bien la tendance du marché du e-commerce, qui depuis ces 17 dernières années, s’est véritablement stabilisée mais continue à prendre des parts de marchés auprès de consommateurs de plus en plus convaincus par le digital.

La plupart des marques et gros magasins physiques ont désormais leur propre site web proposant (ou pas) une solution de e -commmerce. Le webdesign est devenu de plus élaboré pour répondre au plus près des attentes des consommateurs et cela, sur les différentes utilisations clients : smartphone, PC (ou Mac) et tablette. Le responsive design est bien souvent devenu la norme dans toute création ou refonte de site internet coporate.

Enfin, après une bonne dizaine de participations à ce salon depuis sa création, les professionnels du secteur reconnaissent l’impact essentiel du contenu de qualité pour assurer un référencement durable et pas uniquement lié au référencement payant (Google et Facebook ads), parfois complémentaire mais pas toujours essentiel.

De même, le management de communautés web via les réseaux sociaux est devenu déterminant pour le positionnement de la marque de l’entreprise ou du produit en question. De plus, il sert bien sûr à la marge -mais de manière de moins en moins négligeable- au référencement et à l’entrée de leads clients, nouveaux ou habitués à la marque.

Là aussi, les techniques de référencement durables et éthiques se sont considérablement perfectionnées, en intégrant de très nombreux paramètres, bien souvent imposés par Google et Facebook. Mais aussi du bon sens et le respect de règles de base sans quoi, ce référencement perd en pertinence et surtout sur la durée.

Quelques chiffres de la croissance continue en e-commerce

D’après la dernière étude de la FEVAD*, fédération e-commerce et vente à distance, « les Français ont dépensé 22 milliards d’euro sur internet au 2ème trimestre 2018, soit une progression de 14,4%. Le montant moyen d’une transaction (produits et services) continue de baisser ; il perd 4 euros en un an et passe à 63 euros. » Rien de grave si l’on en croit la FEVAD puisque le volume des transactions lui, « enregistre une hausse de 21%, soit au total 350 millions de transactions au 2nd trimestre 2018 ».

Du côté du retail précisemment, on surveille de près les parts de marchés gagnés par Amazon secteurs par secteurs sur le e-commerce et c’est une vision hégémonique du mastodonte américain qui se dégage, sauf sur certains secteurs encore épargnés dont le textile et la mode..en France !

Bien que le nombre de sites pure players augmente faisant mécaniquement augmenter l’offre (environ 20 000 nouveaux sites/an sont apparus) et que le nombre d’acheteurs semble suivre cette courbe, avec 480 000 nouveaux consommateurs en ligne recensés, selon Mediamétrie, il est clair que les grandes marques déjà bien connues et la plateforme Amazon raflent les premières places de vente en ligne.

 

+20% en un semestre sur les ventes aux professionnels

Une autre tendance est particulièrement notable puisqu’elle concerne un marché plus petit en nombre mais beaucoup plus important en volume : celui de la vente en ligne aux professionnels.

Ici, il y a encore de très belles places à conquérir puisque ce marché B to B tend à se numériser progressivement, selon les secteurs. Les TPE, PME, PMI ont tout intérêt à y aller progressivement car il peut y avoir des parts de marché complémentaires en plus du chiffre d’affaire déjà apporté par les commerciaux qui connaissent parfaitement leurs clients et leur secteur. Pas évident pour les pure players de se faire une place au soleil car bien souvent, les relations commerciales et de vente sont anciennes et se font dans un environnement bien défini où chacun sait ce que la concurrence fait. Néanmoins, bien dosé, sur certains catalogues produits où la logistique permet une livraison et une installation professionnelle, le fait de vendre une partie de son catalogue en ligne peut permettre d’augmenter le chiffre d’affaires. Selon le panel iCE (qui rassemble plus de 100 sites grand public, e-tourisme et ventes aux professionnels (20 sites), la partie ventes aux professionnels a connu une progression de 20% sur le 2nd semestre 2018.

Ce type de mutation demande une assistance de tous les instants par une équipe de professionnels maîtrisant le cycle client BtoB en ligne, le webdesign, le contenu (pour un référencement effectué à la base), mais aussi toute la communication nécessaire à rassurer les clients habituels et ceux à convaincre de payer en ligne (notamment via les réseaux sociaux bien calibrés)…Nous restons à votre disposition pour vous conseiller, vous guider vers les bonnes décisions dans cette transition numérique globale. Grâce à un réseau de professionnels expérimentés pratiquant ce domaine du web et du e-commerce depuis plus de dix ans.

Frédéric NICOLAS-consultant éditorial et digital-www.contenusetstrategies.com

 

*Etude FEVAD du 10 septembre 2018 sortie à l’occasion du salon Paris Retail week-Porte de Versailles. Portant sur des sites marchands leaders dans leur secteur, de 9 plateformes sécurisées de paiement représentant près de 200 000 sites e-commerce.

Évoluer vers le story-telling et le faire savoir sur les réseaux sociaux

 

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Vous avez fait réaliser votre site internet par un prestataire professionnel et vous en êtes satisfait(e). C’est le début et le minimum pour pouvoir exister en ligne aujourd’hui. Vous commencez à exister par votre présence en ligne, désormais incontournable quelque soit la génération de vos client(e)s.

Nous sommes en 2017. Rien de neuf. Les réseaux sociaux ont pris une place non négligeable dans la communication globale d’une entreprise. Celles et ceux qui n’étaient pas convaincus il y a encore trois ou quatre ans y sont attentifs désormais. Et pour cause ! Au delà de l’aide au référencement, complémentaire à un référencement naturel par mots clés maîtrisé de manière professionnelle, ils permettent non seulement de maîtriser e-réputation, son positionnement clients mais aussi sa prise de parole sur le web, smartphones et tablettes inclus, ces derniers devenant de plus en plus importants pour toucher l’internaute ou le consommateur. Temps de transport et accoutumances digitales obligent.

Story-telling et réseaux sociaux

Leur maîtrise et leur animation nécessitent de les utiliser de manière constante et éditorialisée.

Alors que de nombreux termes fleurissent venant tout droit des Etats-Unis, le fameux inboundmarketing ou autres anglicismes à la mode, le vecteur de communication le plus puissant demeure bien le fait de raconter une histoire, c’est à dire le story-telling.

Plus complexe car il nécessite un mix de plusieurs compétences : tout d’abord éditoriale, le rythme auquel on raconte une histoire et l’assurance de bien savoir à quelle cible on s’adresse.

Plutôt que du matraquage bien souvent de court terme via les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, linkedin pulse, etc). Ou du mailing répété de manière intrusive. A noter que 90% des mailings aujourd’hui ne sont pas lus sauf s’ils sont opt’ins c’est à dire si le client a accordé son accord tacite ou réel pour le recevoir-avec la CNIL, tous les 13 mois, la base de données doit logiquement redonner son accord en France.

La manière la plus durable de convaincre prospects et clients de s’intéresser à votre marque ou votre entreprise, ses services reste donc le fameux story-telling, utilisé dans les années 80-90 dans la publicité à grand renfort de budget et de réalisateurs issus du cinéma.

Aujourd’hui, la manière d’élaborer un story-telling est beaucoup plus variée car elle doit prendre en compte des canaux nettement plus nombreux que les seuls médias classiques (télévision, radio, presse écrite…). L’éditorial et l’histoire demeurent l’ADN du message, la manière de l’éditorialiser prend de très nombreux paramètres en considération : tendances, blogs, enquêtes, sondages, statistiques, usages, loisirs , culture du pays…

Scénarisation des produits

Les réseaux sociaux, vidéos et autre techniques sont des outils qui servent à approcher votre cible, ni plus ni moins. Mais avant tout, le message a besoin d’être éditorialisé, ce qui demande un travail de fonds, avec une compréhension assez fine du marché, du besoin clients, de l’environnement concurrentiel. Et de manière préférable, une véritable connaissance du secteur de l’entreprise, voire des comités de direction et leurs contraintes, commerciales, marketing, communication, RH, développement durable…

L’e-commerce l’a bien compris et les sites les plus performants comme celui de laredoute.fr par exemple l’ont bien intégré. Avec une scénarisation des produits, des stylistes, du mode de vie lié aux vêtements digne d’un superbe publi-reportage.

Alors, n’hésitez pas à nous solliciter si vous souhaitez mettre en place une véritable stratégie digitale intégrant cette composante story-telling. Notre valeur ajoutée journalistique et de référencement et une maîtrise dosée des réseaux sociaux est prête à vous accompagner selon vos besoins, toujours de manière individualisées. Chaque client ou produit étant unique, nous ne dupliquons pas les process industriels mais intervenons avec une approche artisanale, connaissant bien les attentes industrielles et des entreprises depuis plus de douze ans.

Fr.N -consultant digital. Formateur. www.contenusetstrategies.com Photo Laredoute.fr DR

Une année 2016 recentrée sur l’essentiel : du fond avant tout !

Voeux 2016-www.contenusetstrategies.com DR Fr.N.
Voeux 2016-www.contenusetstrategies.com DR Fr.N.

Tout d’abord, je tiens à remercier tous les client(e)s qui ont fait confiance à www.contenusetstrategies.com pour les accompagner dans leur stratégie éditoriale et digitale depuis ces dernières années. Plutôt que de souhaiter les vœux de manière convenue, je partage avec vous quelques souhaits pour 2016.

Nous sommes clairement à la fin d’un cycle qui remontait à l’après-guerre et aux trente glorieuses en France et dans le monde. Cela ne va pas sans créer de multiples tensions à bien des niveaux de la société.
Les réseaux sociaux se sont bien installés, Facebook et Twitter en premier lieu, dans la vie de chacun et impactent forcément chacun d’entre nous dans son quotidien en mélangeant de plus en plus vie professionnelle et sphère privée.

Les temps de connexion sur Facebook mesurés chez certaines tranches d’âge (moins de 45 ans notamment) ne cessent de progresser, ce qui prouvent bien que l’attention portée sur son environnement plus ou moins proche ne finit pas de grandir. Les agences de publicité et de marketing ont bien saisi le phénomène et le e-commerce a désormais investi une partie conséquente de nos pratiques d’achat.

Start-ups couvrant presque… tous les besoins

Le secteur des start-ups ne s’est jamais aussi bien porté avec des créations de sites couvrant désormais la majorité des besoins que nous éprouvons quotidiennement : hôtellerie, vêtements, courses, vacances, vins, taxis, transports (en covoiturage), emploi, presse, achats de livres, de musique,etc

Et pourtant, nous n’avons jamais eu autant la sensation de manquer de temps. Sans doute un temps chronophage passé sur internet pour guetter les dernières tendances ou la vie trépidante et bien souvent mise en scène de manière très avantageuse de notre environnement virtuel…

Se recentrer vers plus de fond

Il semble que les consommateurs, clients aspirent à plus de sens et d’authenticité dans leur vie de tous les jours. C’est un des principaux vœux que je formule pour 2016 : essayons de nous recentrer vers plus de fond, notamment dans la communication via les réseaux sociaux.

L’économie sociale et solidaire l’a bien compris, les internautes veulent trouver plus de sens dans leurs achats et surtout de l’authenticité, du durable. Après une crise constante depuis 2008, les priorités des Français ont bien changé ! Surinformés, engagés, sensibilisés à la préservation de la planète, ils sont de plus en plus difficiles à convaincre et ne se laissent plus bercer par les illusions servies durant ces dernières années voire décennies.

Si comme moi, vous partagez ce besoin de recentrer votre communication vers plus de fond et d’avantage d’authenticité, du contenu construit, vous êtes au bon endroit. Alors n’hésitez pas à me contacter pour vos besoins éditoriaux et digitaux.

Excellente année à vous !!!

Frédéric NICOLAS

Retour sur le salon e-commerce 2014 #ECP14 : l’éditorial paie

Voici quelques tendances constatées au salon e-commerce 2014 qui vient de se tenir à Paris. Zoom sur la conférence Facebook Marketing academy avec le témoignage de la saga du site de vins Millesima.com, négociant depuis 1983 à Bordeaux, et qui a clairement pris la vague digitale en mettant en place une stratégie éditoriale ciblée selon les différents marchés.Facebook marketing academy-ECP14

Après avoir participé aux premières éditions du salon e-commerce, où étaient rassemblés des stands un peu hétérogènes reflétant l’explosion et le dynamisme du secteur du e-commerce, la première impression qui se dégage de cette édition est celle d’un marché désormais très mature, structuré avec des acteurs internationaux ou Français hyper spécialisés.
Que ce soit en B to B ou en B to C, les réseaux sociaux sont désormais incontournables et la montée en puissance des smartphones et tablettes ont changé la donne. Déjà aux Etats-Unis, leur utilisation est supérieure au temps passé devant la télévision.

C’est donc ici que se trouvent les consommateurs ; les professionnels du marketing l’ont désormais bien compris. Alors que le click and collect se développe de plus en plus, ce qui représente une chance pour des milliers de petits commerçants (je sélectionne en ligne, j’achète et je vais chercher mon achat chez mon commerçant), je voudrai m’attarder sur le cas Millesima.com, grand témoin de la Facebook marketing academy. A l’origine, cette maison de négoce bordelaise utilisait le minitel, les ventes en salons, sur le terrain puis internet dès la fin des années 90.

Stratégie éditoriale forte et ciblée

Elle a réussi sa migration digitale avec succès. Les explications de son directeur marketing sont limpides : présente dans 14 pays avec plusieurs sites différents adaptés aux modes de consommation vin locaux, la société de vente en ligne de vins a investi dans des solutions micro-ciblées Facebook selon la cible commerciale à toucher, tandis qu’elle baissait progressivement ses budgets sur Google ad words, tout en restant présente sur des centaines de mots clés. La page Facebook de la marque compte désormais plus de 72000 membres. Mais au-delà de ce chiffre, lié au marché international de Millesima, le contenu est éditorialisé pour mettre en avant l’univers du vin, en plusieurs langues, et valoriser l’expertise de Millesima. On peut y trouver la mise en avant de services spécifiques (panachage de paniers lors d’événements comme Pâques). La page reflète une parfaite connaissance des clients et sait s’adapter à leurs attentes. Le travail éditorial est le fruit d’une équipe et celui d’un journaliste spécialisé, accompagné par quelques community managers. Un blog bien pensé complète cette stratégie de réseaux sociaux et consolide le référencement naturel puisque c’est l’éditorial (de qualité et unique, pas du copier-coller) qui prime durablement pour les algorithmes Google. Twitter parachève la e-réputation de la marque avec une stratégie digitale complémentaire.

Blog dédié aux pros du BTP chez Kiloutou
Bien sûr, il faut du temps pour arriver à ce résultat. Mais le consommateur, toute génération confondue a la sensation d’avoir affaire à une entreprise moderne, connectée. L’image de marque un peu poussiéreuse de certains négociants est balayée et la visibilité web, concrètement déployée, étage par étage.
Au-delà d’ateliers très spécialisés de #ECP 14, c’est sans doute ce cas d’école qui a le plus attiré mon attention. L’usage des réseaux sociaux, du point de vue éditorial et digital est ici totalement maîtrisé. Dans un secteur beaucoup plus technique, le BTP, le wikiblog de Kiloutou (Wikimat.fr) avec une stratégie de forum me semble également une belle réussite avec 8000 pros qui échangent sur leurs bonnes pratiques.
Derniers chiffres à retenir : 4,8 millions de baby-boomers et 2 millions de CSP+ sont sur Facebook en 2014. Si vous aviez encore des doutes sur la pertinence des réseaux sociaux, c’est maintenant qu’il faut passer à la transformation digitale.
Contenusetstrategies.com est là pour vous accompagner et vous conseiller  dans toutes ces étapes à mettre en place.

Fr.N. copyright. Ph. Dr.
Contact : frednicolas17@gmail.com-www.contenusetstrategies.com/accompagnement en stratégies éditoriales et digitales. @emicfdnicolas.

 

 

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