Archives de Tag: consommateurs

2020 : vers un nouveau cycle en matière de communication digitale

La fin de 2019 a connu de nombreux bouleversements économiques, sociaux, géopolitiques qui ont forcément un impact dans la manière de communiquer et de s’adresser aussi bien aux citoyens qu’aux clients. On assiste à une accélération dans la vitesse de propagation de l’information avec son lot de fausses informations ou de manipulations. Mais les citoyens et consommateurs ayant aujourd’hui de nombreux moyens de vérifier, de s’exprimer, ils représentent aujourd’hui un tel contre-pouvoir qu’il devient parfois difficile de s’adresser à eux. Et pourtant…

Après de nombreux mois de conflits très profonds qui ont animé notre pays avec le mouvement des Gilets Jaunes, on se réveille, après 30 ans de quasi statu-quo au niveau économique, avec un besoin vital d’adapter notre pays au monde extérieur. Le constat est parfois sévère. Jérôme Fourquet, directeur du département opinions et stratégies d’un institut de sondage décrit la situation dans le détail dans son dernier best-seller « L’archipel Français » paru en 2019. La France est fracturée entre de nombreux territoires, pour la plupart désindustrialisés depuis une bonne génération voire plus et quelques métropoles où se regroupent accès à l’innovation, à l’éducation supérieure la plus en pointe et à une culture omniprésente.

Territoires versus « nomades mondialisés »

Avant l’explosion d’internet, c’était déjà en partie le cas entre campagne et ville. Sauf que des clivages beaucoup plus distincts se sont ajoutés : entre différentes communautés sociales, générationnelles, religieuses, entre bénéficiaires de la mondialisation « heureuse » et la majorité du territoire qui reste attaché à son territoire proche, ses repères familiers, son lieu d’habitation et une certaine qualité de vie, celle-ci tenant à son histoire, son identité et quelques traditions territoriales.

Le développement durable et les abus perpétrés ces dernières décennies en matière de respect de nos ressources ont aussi éloigné durablement l’opinion publique de certains responsables politiques et économiques. Chacun d’entre nous a désormais conscience qu’on ne peut plus prôner la surconsommation comme pendant les 30 glorieuses.

Les limites du genre arrivent lorsqu’on explique à l’ensemble de la population qu’il faut arrêter de polluer avec leur voiture voire s’en passer définitivement pour être dans la tendance actuelle. Le souci, c’est qu’ hormis 2 millions d’habitants vivant à Paris et quelques habitants en proche couronne, le reste de la population française ne peut absolument pas se passer de son véhicule au quotidien, contrairement aux reportages très urbains qu’on nous diffuse en boucle depuis ces dernières années. Avec plus de 40 jours de grèves ininterrompues et le blocage voire le ralentissement de la majorité des trains, TER et autres moyens de transport, le mode de vie idéalisé diffusé dans notre lucarne télévisuelle se fissure clairement.

Retour à la réalité et espérons plus d’authenticité

Bref, nous arrivons à la fin d’un cycle, celui qui a vu le jour après guerre et a connu un développement sans précédent de notre pays grâce à l’emploi généralisé et à une consommation qui s’est sur mondialisée pour toujours vendre plus.

Entre les charges contraintes (portables, internet, téléphonie, abonnements…), l’explosion de la fiscalité notamment pour les particuliers et les petites entreprises, le coût de plus en plus élevé de l’énergie (électricité, essence, diesel) et une stagnation voire une baisse des salaires pour la majorité des salariés, il est clair qu’une partie de plus en plus importante de la population a perdu en pouvoir d’achat en France durant ces dix dernières années. Bien au delà des Gilets Jaunes car tout le monde ne s’exprime pas de la même manière.

Côté consommation, le e-commerce a impacté la grande distribution et de très nombreux commerces indépendants et a vu son chiffre d’affaires augmenter de manière constante. L’arrivée massive d’entrepôts géants d’Amazon (lire le livre Le monde selon Amazon de Benoit Berthelot, journaliste à Capital, paru en 2019) devrait continuer d’accélérer cette tendance de fonds : la digitalisation de nos modes de consommation, y compris dans des secteurs encore à priori préservés (alimentation, textile)…

Face à ce nouveau monde très lié au numérique, on assiste à plusieurs réactions : soit les clients/citoyens adoptent ce nouveau mode de vie à 100% soit ils le rejettent en partie avec les moyens qui sont les leurs : choix de mieux consommer, plus local, plus responsable, ce qui permet à de nouveaux acteurs d’émerger pour répondre à cette nouvelle demande. Ce dernier type de consommateurs est sensible au principe de traçabilité et d’authenticité dans sa consommation. Et il est présent aussi bien en ville qu’à la campagne.

Renouvellement vital de la représentativité

Paradoxe à la française : nous sommes à 2 mois pile des prochaines échéances électorales : les fameuses municipales et il apparaît qu’un maire sur deux ne souhaiterait pas se représenter ! Et pourtant, on a jamais aussi peu entendu parler des projets politiques et sociétaux de nos futurs élu(e)s compte tenu du contexte ambiant. Espérons que cette nouvelle promotion d’élu(e)s nous permettra de choisir à peu près dans quel monde nous souhaiterions vivre et offrir plus de perspectives d’avenir à nos enfants que ce que le cycle des 30 glorieuses suivi par une mondialisation à tout crin a laissé derrière elle.

Toujours est-il que, désormais, les entreprises, les marques et bien sûr nos représentants publics et politiques ne peuvent plus utiliser les mêmes recettes que ces trente dernières années dans leur manière de communiquer.

L’utilisation d’une communication digitale est désormais incontournable. Espérons que des lendemains réalistes s’en suivent, l’époque des grandes idéologies étant en hibernation pour quelques temps. En tout cas, les citoyens et consommateurs bien échaudés seront bien plus exigeants pour être convaincus, toutes générations confondues.

2020 sera une année de mutation pour une nouvelle décennie. Contenus et Stratégies continue d’accompagner ses clients en tenant compte de ces changements profonds en matière de stratégie éditoriale et digitale.

Frédéric NICOLAS – www.contenusetstrategies.com copyright texte et photo.


La croissance des jeux vidéo, modèle économique pour les réseaux sociaux?

article-jeux-videosLe secteur des jeux vidéo est devenu une véritable industrie dans le monde. En France, le chiffre d’affaires dégagé est de 2,7 milliards d’euros. Soit 23 000 emplois directs et indirects. Le secteur a comme point commun avec les réseaux sociaux de poursuivre son développement via smartphones et tablettes.
Ce 22 août, L’Usine-digitale.fr annonce la transaction d’un milliard de dollars, en cours, du groupe chinois Zhongji holding pour racheter l’éditeur de Family Farm, qui a explosé grâce à Facebook ces dernières années. Avec 50 millions d’utilisateurs présents sur le réseau social mondial, la filiale du chinois Funplus Interactive fait coup double. Elle acquiert une base de données gigantesque et va pouvoir la démultiplier sur le marché chinois, en absorbant le savoir-faire développé et la notoriété acquise.
Le marché est très dynamique et a déjà dépassé l’industrie du cinéma, de la vidéo et de la musique. Avec 31 millions de joueurs en France répartis dans toutes les classes d’âge, à pratique égale hommes/femmes, l’industrie du jeu vidéo a réussi le pari de prolonger sa croissance avec l’arrivée des smartphones et plus progressivement des tablettes.
Même modèle de diffusion

L’usage des réseaux sociaux qui concerne indirectement les mêmes possesseurs de smartphones, tablettes n’en est qu’à ses balbutiements, même si la France ne semble pas en retard, tout comme elle était précurseur sur l’émergence des bloggeurs. L’influence passe de plus en plus par le numérique. Obama l’avait compris avant tout le monde avec des équipes qui ont testé « le brand marketing » à l’échelle des Etats-Unis. Il a gagné son élection et continue à s’en servir de manière ciblée.
Autre constat : en prenant les transports en commun (train, bus, métro, RER, bientôt avions sur certaines lignes), il suffit de voir les usagers rivés sur leurs écrans, toutes générations confondues ou presque, pour bien intégrer la mutation.
Les réseaux sociaux accompagnent la migration digitale

Quelle que soit votre marque, votre cible client, il semble bien que celle-ci soit très réceptive à ces moments de transport, utilisée à jouer, s’informer ou surfer (sur les réseaux sociaux). Les annonceurs américains ou anglo-saxons ont déjà migré une partie de leur budget pub captés à la presse puis à la télévision –dont les programmes captivent de moins en moins un public attiré par du sens et du contenu (hormis quelques chaînes publiques qui luttent pour diffuser de la qualité)-vers le web. Les développeurs de jeux vidéos l’ont bien intégré et désormais, les scénarios et les visuels 2D/3D sont d’une qualité supérieure chaque année.
Le marché énorme qui se développe mondialement est celui des jeux par smartphones. Facebook et Google y travaillent en R/D, quitte à le subventionner dans un premier temps. D’après une étude du Group M de 2012, 7 gamers sur 10 vont chercher des informations sur internet avant de passer à l’acte d’achat.
Même si les deux univers n’ont pas les mêmes objectifs, ils ont la même cible : les utilisateurs de smartphones, tablettes et bien sûr, PC/Mac. Sachant qu’un joueur passait déjà 4h11 par semaine à son passe-temps favori en 2012 (étude Groupe M), que les consommateurs à fort pouvoir d’achat sont multi-connectés (50% sont sur Facebook selon Audipresse premium 2013), les entreprises qui souhaitent être visibles par leur cible commerciale ne peuvent plus s’épargner une stratégie webmarketing adaptée sur les réseaux sociaux en 2014/2015. Leurs concurrents y sont déjà.

Fr.N. copyright. Ph. Dr.
Contact : frednicolas17@gmail.com-www.contenusetstrategies.com/accompagnement en stratégies éditoriales et digitales. @emicfdnicolas.


%d blogueurs aiment cette page :