Évoluer vers le story-telling et le faire savoir sur les réseaux sociaux

 

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Vous avez fait réaliser votre site internet par un prestataire professionnel et vous en êtes satisfait(e). C’est le début et le minimum pour pouvoir exister en ligne aujourd’hui. Vous commencez à exister par votre présence en ligne, désormais incontournable quelque soit la génération de vos client(e)s.

Nous sommes en 2017. Rien de neuf. Les réseaux sociaux ont pris une place non négligeable dans la communication globale d’une entreprise. Celles et ceux qui n’étaient pas convaincus il y a encore trois ou quatre ans y sont attentifs désormais. Et pour cause ! Au delà de l’aide au référencement, complémentaire à un référencement naturel par mots clés maîtrisé de manière professionnelle, ils permettent non seulement de maîtriser e-réputation, son positionnement clients mais aussi sa prise de parole sur le web, smartphones et tablettes inclus, ces derniers devenant de plus en plus importants pour toucher l’internaute ou le consommateur. Temps de transport et accoutumances digitales obligent.

Story-telling et réseaux sociaux

Leur maîtrise et leur animation nécessitent de les utiliser de manière constante et éditorialisée.

Alors que de nombreux termes fleurissent venant tout droit des Etats-Unis, le fameux inboundmarketing ou autres anglicismes à la mode, le vecteur de communication le plus puissant demeure bien le fait de raconter une histoire, c’est à dire le story-telling.

Plus complexe car il nécessite un mix de plusieurs compétences : tout d’abord éditoriale, le rythme auquel on raconte une histoire et l’assurance de bien savoir à quelle cible on s’adresse.

Plutôt que du matraquage bien souvent de court terme via les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, linkedin pulse, etc). Ou du mailing répété de manière intrusive. A noter que 90% des mailings aujourd’hui ne sont pas lus sauf s’ils sont opt’ins c’est à dire si le client a accordé son accord tacite ou réel pour le recevoir-avec la CNIL, tous les 13 mois, la base de données doit logiquement redonner son accord en France.

La manière la plus durable de convaincre prospects et clients de s’intéresser à votre marque ou votre entreprise, ses services reste donc le fameux story-telling, utilisé dans les années 80-90 dans la publicité à grand renfort de budget et de réalisateurs issus du cinéma.

Aujourd’hui, la manière d’élaborer un story-telling est beaucoup plus variée car elle doit prendre en compte des canaux nettement plus nombreux que les seuls médias classiques (télévision, radio, presse écrite…). L’éditorial et l’histoire demeurent l’ADN du message, la manière de l’éditorialiser prend de très nombreux paramètres en considération : tendances, blogs, enquêtes, sondages, statistiques, usages, loisirs , culture du pays…

Scénarisation des produits

Les réseaux sociaux, vidéos et autre techniques sont des outils qui servent à approcher votre cible, ni plus ni moins. Mais avant tout, le message a besoin d’être éditorialisé, ce qui demande un travail de fonds, avec une compréhension assez fine du marché, du besoin clients, de l’environnement concurrentiel. Et de manière préférable, une véritable connaissance du secteur de l’entreprise, voire des comités de direction et leurs contraintes, commerciales, marketing, communication, RH, développement durable…

L’e-commerce l’a bien compris et les sites les plus performants comme celui de laredoute.fr par exemple l’ont bien intégré. Avec une scénarisation des produits, des stylistes, du mode de vie lié aux vêtements digne d’un superbe publi-reportage.

Alors, n’hésitez pas à nous solliciter si vous souhaitez mettre en place une véritable stratégie digitale intégrant cette composante story-telling. Notre valeur ajoutée journalistique et de référencement et une maîtrise dosée des réseaux sociaux est prête à vous accompagner selon vos besoins, toujours de manière individualisées. Chaque client ou produit étant unique, nous ne dupliquons pas les process industriels mais intervenons avec une approche artisanale, connaissant bien les attentes industrielles et des entreprises depuis plus de douze ans.

Fr.N -consultant digital. Formateur. www.contenusetstrategies.com Photo Laredoute.fr DR

Des offres étudiées et adaptées à vos besoins

De l’analyse au consulting  :

  • Offre 1 : Refondre la stratégie éditoriale de votre site internet (+33 06 62 12 84 30)

Une analyse ciblée et une refonte réalisée par un professionnel de l’information.

Vos documents professionnels, votre site internet ont besoin de quelques axes d’amélioration en matière éditoriale et vous avez besoin de rédiger une version adaptée à vos objectifs commerciaux et marketing. Ce travail se fait en concertation avec vous qui connaissez bien mieux que personne votre entreprise, vos clients et vos objectifs commerciaux.

Journaliste en presse quotidienne puis fondateur d’un portail web axé économie, je vous propose de relire votre rédactionnel dans le détail, d’accorder toute son importance à la présentation des informations par rapport à votre cible commerciale. Ensuite, nous ferons évoluer ensemble vos supports de communication web et print selon vos objectifs.

Presse écrite et édition-références 2016

 

  • Offre 2 : Vous accompagner dans la mise en oeuvre de vos réseaux sociaux :

Donnez un impact maximal à vos réseaux sociaux !

Vous avez un nouveau site responsive design et prévu la place pour des réseaux sociaux. Vous souhaitez être accompagné pour leur mise en oeuvre par rapport à votre activité spécifique (B to B, B to C, e-réputation).

Pratiquant les réseaux sociaux depuis plusieurs années, connaissant leur impact professionnel, je vous propose d’analyser à vos côtés les réseaux choisis pour votre entreprise.

Afin de mettre en place une véritable stratégie digitale et optimiser votre visibilité web, nous mettons en oeuvre en synergie avec votre équipe l’usage retenu, réseau social par réseau social, pour être efficace dans votre secteur.

 

différents types de RS-plaquette
Les réseaux sociaux deviennent incontournables dans toute stratégie de communication-source Ifop
  • Offre 3 : Animer vos réseaux sociaux de manière externalisée :

Vous avez conscience de l’importance du poste « communication digitale » au sein de votre propre stratégie de développement.
Vous souhaitez externaliser ce poste en confiant la stratégie digitale à un spécialiste qui possède une forte culture éditoriale et d’entreprise.

Après avoir recueilli vos besoins, identifié votre coeur de métier et vos attentes, nous mettons en place ensemble une stratégie qui corresponde à votre démarche commerciale, marketing et communication.
Je vous accompagne lors d’une mission définie pour animer vos pages, groupes Facebook, fils Twitter, autres réseaux choisis afin d’assurer une présence digitale homogène. Pas d’automatisation via des plateformes mais une véritable personnalisation avec une stratégie éditoriale différente selon chaque canal.
La mission nécessite ponctuellement une présence en entreprise avec vos équipes et une véritable implication de l’entreprise.

prix innovation-Polytechnique-16 juin 2016-Fred-rouge-digital au service du tri avec Suez innovation

Je reviendrai vers vous dès que possible pour répondre à votre attente spécifique et définir à vos côtés les solutions à apporter à vos besoins.

Frédéric NICOLAS, consultant en stratégies éditoriales et digitales/rédacteur (15 ans d’expériences print et web)

Petit billet estival sur les médias et l’importance de revenir au recul dans l’info !

L’été est la période idéale pour prendre du recul par rapportaudience-billet-été 2016 au rythme effréné de nos vies quotidiennes. Voici quelques réflexions qui n’engagent que moi mais que je partage avec vous pendant une période qui va être plus calme, avant la rentrée.

A peine revenu de vacances, quelques petits jours comme beaucoup d’entrepreneurs dans ce pays, passés sans allumer la télévision et en consultant le moins possible mon smartphone pour voir les mails pros et quelques posts facebook, me voilà à nouveau submergé par une information nauséabonde, passée en boucle par la plupart des télévisions, « grandes » chaînes confondues…suite au récents attentats aussi lâches qu’atroces.

Je précise que je suis journaliste depuis 1997, date de l’obtention de ma première carte de presse, qui signifiait une étape et une première reconnaissance professionnelle. Ayant longuement fréquenté plusieurs rédactions régionales ou nationales puis choisi de créer ma petite agence à dominante économique, en ligne dès 2005, afin de suivre l’actualité des TPE-PME-PMI, j’ai toujours pris mes distances avec la télévision, même si je reconnais que de nombreux reportages et grands reportages prennent toute leur dimension à l’écran. Ayant connu quelques très bons journalistes d’investigation ou des grands reporters admirables pour leur capacité à prendre du recul sur l’information, j’ai été abreuvé aux articles de Françoise Giroud, ancienne fondatrice de l’Express, à la plume incisive de Jacques Julliard (Nel Obs) ou encore aux livres de Philippe Labro et son sens de l’écriture.

Toujours plus vite, de moins en moins de recul

Ayant choisi dès 2005 de me consacrer au journalisme en ligne puis, dès 2007, à la puissance émergente des réseaux sociaux, j’ai fait deux formations dans ce domaine en 2009 puis en 2012 histoire de me mettre à jour professionnellement.

Suivant par réflexe les informations quotidiennement comme la plupart des citoyens qui s’intéressent à l’actualité de leur environnement, j’avoue que j’ai de plus en plus de mal à accrocher à la recherche de sensationnel, à la précipitation pour avoir l’info en 1er...avec toutes les dérives qui impactent durablement la crédibilité de certains médias. Les chaînes en continu à l’américaine ont d’abord répondu à une demande. Aujourd’hui, ce modèle sature l’opinion publique et pose parfois des problèmes d’indigestion voire de dépression continue chez certains spectateurs. L’ambiance de morosité n’aide clairement pas à redonner confiance à notre pays. Et pourtant, nous en avons besoin d’une manière vitale. A l’heure où tant de forces vives créent des start-ups ou des initiatives innovantes en France.

Audience en baisse à la TV

Avec l’arrivée des réseaux sociaux, le phénomène n’a fait que s’amplifier dans la mesure où « tout le monde devient un peu son propre média ». Nous vivons désormais dans une connexion quasi-permanente avec un manque évident d’analyse, de recul et un affaiblissement de la notion de médiateur que sont les professionnels des médias. Ce type de dérives impacte jusqu’aux politiques qui cherchent de plus en plus à suivre l’énorme machine médiatique, laquelle ne semble jamais s’arrêter. Cette distance nécessaire à la compréhension de l’actualité et du monde dans lequel nous vivons fait cruellement défaut.

L’érosion confirmée des audiences télévision des grandes chaînes semble inexorable au profit des réseaux sociaux, des contenus personnalisés, des émissions à regarder en podcast (radio, web…) si l’exigence d’une plus grande qualité d’information et d’analyse ne voient pas le jour.

Les réseaux sociaux deviennent bien souvent la première source d’information par leur usage. C’est un constat depuis l’explosion des smartphones. Bien utilisés, les réseaux sociaux ne sont pas un perpétuel maelstrom qui mêle l’anecdotique aux informations plus durables. Pour cela, il vaut mieux prendre le temps de se poser et ne pas confier l’utilisation de vos réseaux sociaux d’entreprise sans auparavant avoir défini une certaine culture et connaissance de votre entreprise. Sans quoi, la perte de sens sera la même que celle que subissent les grands médias TV.

En espérant qu’on puisse sortir de l’audience à tout prix, de cette trash presse qui nivelle les instincts par le bas, je vous souhaite malgré le contexte grave qui touche notre pays un excellent été pour prendre du recul. Rendez-vous en Septembre !

Fr.N.

30 000 entrepreneurs ont participé à l’événement organisé par BPI à Bercy Accor Arena

innogeneration-big-article cets-mai 2016Pour une seconde édition de #Innogéneration BIG (BPI Inno Generation), les entrepreneurs, startupeurs et chefs d’entreprises très confirmés ont pu échangé durant 24 heures. Prometteur en ce qui concerne l’esprit d’entreprise en France.

Les 25 et 26 Mai, grâce aux réseaux sociaux, aux newsletters et au travail de fonds d’une équipe mobilisée pour cet événementiel national qui s’est déroulé dans un lieu rassembleur, l’ancienne salle de concert de Bercy rachetée et gérée par le groupe leader de l’hôtellerie Accor a pu rassembler un public habituellement peu disponible : de grands entrepreneurs mais surtout des PME, PMI, TPE et start-ups, sans oublier toute une génération qui fourmille d’idées de nouvelles activités.

Sur le modèle de La Tribune qui a totalement repensé son business-model autour d’événements régionaux (Bordeaux, Montpellier, Toulouse), BPI France, la banque publique d’investissement qui a permis à des milliers de PMI, PME de survivre pendant la crise implacable qu’a traversé notre pays depuis 2008, a réussi son opération de mobilisation événementielle dans un lieu qui a vu défiler tant de groupes et de grands événements sportifs ces trente dernières années : l’immense salle de concert de Bercy.

Image positive de la France innovante

Symbole des temps qui changent : depuis la loi Dutreil de 2003, le lancement du statut d’auto-entrepreneur d’Hervé Novelli en août 2008, et la montée en puissance du crowdfunding et des start-ups, les entrepreneurs ne sont plus relégués dans le bureau sombre d’un expert-comptable à vérifier que tout est bien en règle avec l’administration (bien que cela demeure le quotidien de chaque entreprise). Certains ont désormais le droit de monter sur la scène et transmettre leur expérience, leur énergie afin de resituer l’image de la France dans le secteur des affaires, de l’innovation, du bâtiment, des télécoms, etc, laquelle est plutôt gratifiante et recherchée.

Une part belle était donnée aux régions françaises, en leur réservant des espaces de discussion et d’échange entre chefs d’entreprises impliqués sur le terrain, acteurs de l’innovation et conseillers-accompagnateurs. Ce qui n’était pas le cas lors de la 1ère édition, plutôt parisienne.

Collectif et échanges réels

Il est évident que c’est le collectif qui prime et les synergies inter-régionales, possibles grâce à internet et aux réseaux sociaux en 2016. L’isolement, y compris de grandes structures n’est plus d’actualité. Elles doivent écouter les TPE, PME, PMI car c’est souvent d’elles que provient l’innovation. En 24 heures, 450 speakers représentatifs de ces changements dans l’hexagone -mais ouverts au monde- ont pris la parole. L’époque d’Ubifrance est bien révolue et à cet événement étaient représentés des bureaux de Business France (ex Coface) ouvrant potentiellement 113 marchés mondiaux.

Les conférences pros et les ateliers, sans oublier les rendez-vous B to B ont permis d’échanger et d’élargir leur réseau à de très nombreux participants. L’illustration par l’exemple que le web et les réseaux sociaux ne remplaceront sans doute jamais les échanges réels pour travailler ensemble. Même s’ils demeurent cruciaux pour attirer l’attention.

Revivre l’événement : http://www.bpifrance.fr/Vivez-Bpifrance/Actualites

Frédéric NICOLAS-www.contenusetstrategies.com- photo DR-frednicolas17@gmail.com

Développement durable : pour aller au delà du lobbying 

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Le secteur éolien est le plus gros créateur d’emplois en Europe en 2014 (source l’Express)-Photo Fr.N. copyright

Ça y est la COP 21 est passée et ce rassemblement mondial a été plutôt une réussite pour les très nombreux acteurs réunis à Paris. Le marché n’a jamais été aussi en attente d’investissement et d’innovations dans ce secteur. Et pourtant, les Français sont très loin de se sentir majoritairement concernés.

C’est un secteur que je suis depuis 2012, à l’occasion d’une immersion profonde et dense dans l’univers des certificats d’économie d’énergie, porté par la loi de transition énergétique. A cette période, on était encore très loin de l’étape décisive de la COP 21 et de la prise de conscience des industriels de la nécessité de prendre en compte ce nouveau mode de production.

Un intense travail de communication a été effectué par des acteurs bien fédérés, rassemblés autour de clusters, secteurs par secteurs (solaire, éolien, CEE, thermographie, bâtiment en bois,etc). Les réseaux sociaux ont été déployés dans la plupart des entreprises dites green business.

Explosion des réseaux sociaux

Par rapport aux anciennes méthodes plus classiques (relations presse, événement, publi-reportages..), l’explosion simultanée de l’utilisation de ces réseaux sociaux a concordé avec une attente assez forte ressentie aussi bien par des urbains -un brin bobos au début-que des ruraux constatant aussi que le monde était massivement en train de changer autour d’eux, à commençer par les déréglements climatiques mais aussi les rapports de force en leur défaveur bien souvent, du fait d’une mondialisation impitoyable, accélérée ces dix dernières années, avec une Chine cannibalisant une immense partie de la production autrefois réservée à l’occident et quelques pays émergents.

Et pourtant, malgré un matraquage médiatique sans précédent avant la COP 21, les retombées ne sont pas toujours arrivées aussi massivement jusque dans les campagnes. Hormis un mode de vie liée à l’économie circulaire, à la consommation de proximité en bio, les investissements n’ont pas été homogènes sur le territoire français. Par contre, des micro-initiatives ont fleuri un peu partout à l’initiative des maires de communes rurales et d’acteurs engagés (les makers) : des lieux de travail(en coworking) se réappropriant les zones plus isolées voient le jour progressivement, du moment que le haut-débit est présent ; des écoles de codeurs dont si peu de journaux parisiens parlent émergent et se développent dans des lieux autrefois industriels ou agricoles.

Néo-ruraux et mode de vie

Les néo-ruraux sont sans doute l’avenir de notre pays car ils ne choisissent pas la facilité mais avant tout un mode de vie. Les débuts sont bien souvent difficiles financièrement mais face à une demande locale de plus en plus forte, ils répondent à un véritable besoin, à taille humaine.

Tous ces acteurs sont à ce stade vu comme des précurseurs au mieux, des quasi-marginaux par certains. Ils ne seront jamais écoutés à Bruxelles car pas assez nombreux pour être visibles.

Pas besoin de lobbying mais leur force s’illustre bien dans l’interconnexion des réseaux sociaux. Et une capacité à s’insérer dans le paysage du pays sur le long terme.

Face au constat de la montée en puissance de l’économie sociale et solidaire et les possibilités d’innovation liées à l’économie digitale, c’est une autre forme de réseaux qui voit le jour. C’est sans doute une des pistes cruciales de la création nouvelle de richesses durables qui voit le jour silencieusement aux quatre coins de notre pays. Il reste maintenant à le faire savoir via les réseaux sociaux de manière éditorialisée, bien loin des clichés. Les régions vont continuer à accueillir de nombreux néo-ruraux venus s’investir sur des territoires en jachère et y créer de l’activité pérenne.

Frédéric NICOLAS, consultant éditorial et digital-DR-www.contenusetstrategies.com

 

 

Avec le digital, la presse innove à nouveau !

http://www.lapresseaufutur.com/ copyright

Lors de la 9ème édition de La Presse au futur, de nouvelles innovations sont présentées. Voici quelques tendances encourageantes.

Beaucoup d’entre vous ont peut être entendu parler du rachat par le groupe Le Figaro du site L’Internaute, sans doute un des sites les plus anciens du web et au trafic web digne d’une locomotive, compte tenu de toutes ses niches de lectorats et newletters thématisées. Comme l’a déjà fait ce groupe de presse qui a pris le virage digital dès le début, c’est à dire il y a une petite quinzaine d’années, l’équipe Benchmark en place continue à fonctionner avec son immense base de données, une pépite convoitée par beaucoup d’annonceurs. Marc Feuillée, le directeur général du groupe de presse en est convaincu.
Autre acteur de poids dans la presse hexagonale, Rolf Heinz de Prisma Média est venu parler de son approche lors de la conférence : « Les nouveaux business models de la presse ». Lui aussi croit aux données (les fameuses datas) pour doper le trafic entrant de ses nombreux titres. Ce qui n’empêche pas le groupe d’oser sortir quelques nouvelles formules print sur des cibles bien déterminées : les seniors femmes (Serengo) et les générations Y (As you like, alimenté de contenus issus de blogs).
La presse quotidienne régionale représentée par Olivier Gerolami, le Pdg du groupe Sud Ouest, souhaite s’attaquer à quelques chantiers digitaux. Après avoir intégré quelques titres spécialisés (vins du sud, un blog rugby créé par un passionné), le dirigeant pense qu’il y a un vrai marché pour vendre des données microlocales à des collectivités ou des entreprises (d’après la mine d’or d’information à laquelle a accès la presse régionale). Encore inexploité, le marché semble réel.

Diffusion via smartphones et tablettes plus fluide

Côté diffusion, le cas Zeens, une start-up créée sous la tutelle de Presstalis est intéressant. Grâce à une application développée pour tout type de devices (smartphones, tablettes), Zeens publishing distribuait déjà 120 titres en août 2015 (marché estimé à 3000). Une aubaine pour des tirages plus confidentiels ou des revues spécialisées dont l’audience est monétisée et démultipliée via le digital. Deux chiffres à retenir : les ventes numériques représentent 25% des tirages du journal Le Monde et 20% des Echos en 2015. Même si le journal papier a encore toute sa légitimité ( JDD du dimanche par exemple), les titres ont désormais les moyens de vendre via ce canal de manière fine.

Réseaux sociaux pour démultiplier l’audience

En plus des réseaux déjà existants et particulièrement performants que sont Twitter, Facebook, Linkedin,… un réseau à suivre vient de voir le jour : Tokster, crée par le groupe Gratuits pros et Les clés de la Presse. Il s’adresse exclusivement aux professionnels via 17 chaînes d’actualité thématiques (bâtiment, restauration, environnement…). 20 000 professionnels et de nombreuses entreprises y ont déjà adhéré. L’occasion d’échanger autour d’un secteur dans lequel on exerce comme professionnel.

Côté marketing et publicité, les acteurs sont parfaitement en phase avec ses innovations : enchères de bandeaux publicitaires en temps réel (RTB), implémentations de vidéos interactives façon gamers, publicité incluse dans votre mailing…Après quelques années difficiles, il semble que tous les outils soient réunis pour monétiser et augmenter tout type d’audience web/print. Reste aux supports B to B ou B to C à trouver des lecteurs exigeants et curieux.

Fr.N. photo DR (http://www.lapresseaufutur.com/)

 

Cas d’école : Michelin, entreprise familiale préférée des Français

La société auvergnate et désormais mondiale est revenue en force dans le cœur des Français selon l’édition du baromètre Ifop de septembre. Première du classement d’indice d’image, elle doit en partie cette bonne place grâce à une stratégie digitale en phase avec son identité.

Le musée Michelin à Clermont-Ferrand, adossé au site de production. La France qui gagne…à être connue-Edition Kawa copyright

Les fondateurs des pneumatiques Michelin n’en reviendraient pas eux-mêmes. L’entreprise fondée en 1889 n’en est pas à son coup d’essai en ce qui concerne sa communication et son marketing. Dès le début de l’aviation en France, ils ont organisé un challenge pour faire connaître la marque de Paris et donc de la France. Un aviateur a réussi à se poser sur le Puy de Dôme et a empoché une belle somme pour l’époque.
Plus d’un siècle plus tard, le groupe Michelin présent dans 170 pays a su prendre le virage digital en douceur sans adopter les dernières tendances à la mode mais avec habileté et constance. Présents sur une page Facebook particulièrement bien animée (avec des infographies du bibendum), plusieurs fils Twitter dédiés à différentes cibles, la marque de pneumatiques n’oublie pas ses fondamentaux. Et ça marche !
Reforestation et jeux concours sur les réseaux
Alors que la COP21 approche à Paris, fin novembre, la communication digitale s’est récemment concentrée sur deux piliers hexagonaux : l’agriculture et les pneumatiques à travers un jeu concours. Bien conscient de son rôle et de la filière qu’elle maîtrise, Michelin investit désormais dans la reforestation du caoutchouc durable. Et le fait savoir via les réseaux sociaux. Pas d’esbroufe avec les dernières tendances geek du moment que l’on peut croiser parfois sur certains stands de salons spécialisés. Du concret, comme aiment les consommateurs actuels, désormais surinformés et capables d’impacter durablement les imposteurs (cf l’affaire Volkswagen et les faux filtres ou la tendance au greenwashing de ces dernières années dans toutes sortes d’enseignes spéculatives).
Fil Twitter « Michelin recrute… »
Sur Twitter, la prise de parole de Michelin est encore plus pointue avec un fil « Twitter recrute » spécifique, ce que peu de sociétés proposent aujourd’hui, y compris au niveau européen. La société innove en célébrant par exemple les 50 ans du centre de recherche et développement de Ladoux. Peu de temps après la sortie du nouveau pneu toutes saisons révolutionnaire dans son marché. Et le fait savoir sur les réseaux de manière synthétique. Pas d’emballement chez les Auvergnats…Et ils ont raison.
A l’heure où les réseaux sociaux s’enflamment, notamment en France et aux USA à la moindre affaire politico-économique, Michelin trace son sillon sur son cœur de métier. Même si elle n’oublie pas de créer un fil Twitter consacré au guide rouge qui est particulièrement suivi. Au final, la marque qui a traversé la crise économique récente mais a su former massivement ses salariés en période plus creuse voit à long terme. Et surtout, elle a réussi à conserver ses basiques : le pneumatique et le guide éponyme, marque ambassadeur qui l’associe à l’excellence sur les tables du monde entier, y compris sur les réseaux sociaux.
C’est dans une approche raisonnée et constante que www.contenusetstrategies.com souhaite continuer à accompagner ses clients, loin des buzz éphémères.

Fr.N. photo : le musée Michelin à Clermont-Ferrand, adossé au site de production où travaillent encore des milliers de salariés. La France qui gagne…à être connue-Edition Kawa copyright

Zoom sur le secteur qui a su le mieux tirer parti du digital : le tourisme

Page Facebook-Auvergne Tourisme
Photo (CRT Auvergne-dr) : La page Facebook de la destination Auvergne : 100% nature et des photos soignées.

Dès le début des années 2000, le secteur du tourisme a innové et pris le virage numérique en passant au e-commerce. En termes de marketing territorial, les réseaux sociaux ont apporté une visibilité encore plus forte au tourisme. Petit panorama de stratégies digitales qui fonctionnent bien.

Dans son récent classement mondial de la compétitivité, le World economic Forum classe la France N°2 parmi les pays les plus performants au monde, juste derrière l’Espagne. Les critères intègrent la qualité des infrastructures publiques, les capacités hôtelières ou l’accueil. La France arrive également en seconde position pour son offre culturelle. Avec un musée le plus visité au monde, Le Louvre qui draine 9,8 millions de visiteurs. Selon L’Echo Touristique, « la Suisse se distingue en matière de développement durable, le Brésil en matière de ressources naturelles… »
Les réseaux sociaux choisis contribuent clairement à générer du trafic et de la notoriété chez les professionnels du tourisme. Y compris dans le secteur culturel ! Pour Le Louvre, le fil Twitter compte 329 000 followers pour 6150 Tweets tandis que sa page Facebook enregistre 1,6 million de fans…Chaque exposition ou événement y est mentionné. Un commissaire d’exposition participe à une séance de questions sur Facebook pour une exposition concernant Velasquez. Bref, le musée sait se rapprocher de son public et passer du réel au digital, en organisant aussi des concours ponctuels.
Le Languedoc : une segmentation digitale qui paie
Côté destination touristique, Le Languedoc a réalisé un travail de fonds en prenant année après année des parts de marché. La page Facebook Sud de France Languedoc-Roussillon (36 000 fans) joue la carte de l’authenticité et de la destination grand public et familiale. Les ressources naturelles, les petits villages, les spécialités du sud et un alignement très dynamique de stations balnéaires facilitent le travail avec des photos alléchantes. Le Comité régional a segmenté l’offre en créant une page dédiée au Cercle Prestige Languedoc (châteaux, chambres d’hôtes luxueuses, restaurants gastronomiques…) mais aussi Vin Sud de France, page mettant en valeur la diversité d’un vignoble immense ; sans oublier Qualité Sud de France (produits régionaux) ou encore Golf prestige Sud de France, Montagnes Sud de France…Aucun public n’est oublié et il est traité avec une ligne éditoriale distincte. Au final, la région augmente chaque année ses parts de marché visiteurs et sait aller chercher des touristes dans toute l’Europe.
L’Auvergne joue la carte nature
Plus haut, au centre de la France, l’Auvergne a mis en place une stratégie digitale intégrant plusieurs canaux, qui fonctionne plutôt bien. La page Facebook (34 000 fans) est particulièrement active quotidiennement en postant des photos soignées de nature brute, les volcans, destination phare des randonneurs, des montagnes pour l’hiver, un positionnement 100% nature qui caractérise bien la région. Le fil Twitter est particulièrement dynamique avec 21000 followers, sans oublier Instagram où des photos plus amateurs sont diffusées.
Bien sûr, la plupart des agences de voyage, des hôtels indépendants, des chambres d’hôtes ont massivement investi les réseaux sociaux. Certaines pages Facebook ou fils Twitter offrent une véritable visibilité complémentaire à des petites structures. Le référencement de leur site internet augmente et la créativité de certains compense leur isolement géographique, à condition d’y consacrer du temps de manière constante. Bonne saison touristique aux professionnels du tourisme ! A votre disposition pour toute demande d’accompagnement éditorial et digital.
Fr.N.

Emblématiques à l’export, les fournisseurs de la parfumerie pourraient être plus visibles

Le pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley est aujourd’hui un véritable succès parmi d’autres équivalents. Son poids à l’export est déterminant puisqu’il se situerait après le chiffre d’affaires de l’aéronautique.

Retenons quelques chiffres qui résument bien la puissance du secteur. La Cosmetic Valley représente environ 150 000 emplois en France, il s’agit du second secteur exportateur après l’aéronautique. A vérifier avec les chiffres de l’industrie du vin qui, à elle-seule, totalise environ 600 000 emplois non délocalisables (sa contribution a la balance commerciale est conséquente également. Pas moins de 300 entreprises sont adhérentes, ainsi que 200 laboratoires à ce centre de compétitivité. En tout, la filière représente 8600 chercheurs, 136 cursus de formation et 8 universités qui se consacrent à la cosmétique.

De très nombreuses entreprises connues dans le monde entier font fabrique

Une exposition mémorable qui s’était déroulée à Pont-à Mousson, en 2009 dans l’abbaye des Prémontrés, en hommage aux concepteurs de parfums et aux verriers d’art de Lorraine (Baccarat, Daum…) des années art déco.  Ph : Fr.N. copyright
Une exposition mémorable qui s’était déroulée à Pont-à Mousson, en 2009 dans l’abbaye des Prémontrés, en hommage aux concepteurs de parfums et aux verriers d’art de Lorraine (Baccarat, Daum…) des années art déco. Ph : Fr.N. copyright

r leur production intimement liées au savoir-faire de la tradition des parfumeurs Français dans la zone géographique couverte par ce pôle de compétitivité reliant le centre à l’ouest de la France.

Filière d’excellence

On est très loin de l’univers de Patrick Süskind décrit dans Le Parfum, mais on est bien dans un pôle de compétitivité mondiale dont le savoir-faire est scruté par de nombreux pays. Toute une filière qui comprend les fabricants de flacons, les créateurs d’essence, les chimistes pour industrialiser les succès olfactifs, les distillateurs de plantes, les spécialistes du packaging et de l’emballage, les designers de coffrets et tant d’autres métiers qui forment cette filière d’excellence.

Le savoir-faire est souvent très pointu, hyperspécialisé avec des orfèvres de la précision, chaque société ayant sa spécificité dans la chaîne très complexe qui aboutit à créer un produit cosmétique. Un peu à l’image d’un grand cru. Des étapes soignées à chaque morceau de la chaîne de confection.

Et autant la puissance de frappe d’un tel pôle est très efficace dans des salons internationaux où une centaine d’entreprises représentent cette filière Française dans un show bien rôdé, autant la mise en valeur plus individualisée de chaque société possédant un savoir-faire unique mériterait d’être plus vulgarisé sur les réseaux sociaux et à travers une communication webmarketing. Un enjeu non négligeable qui permettrait sans doute de démultiplier ce savoir-faire « made in France » qui s’arrache sur les cinq continents.

Fr.N.

Les fournisseurs de l’hôtellerie innovent mais ne le font pas assez savoir

Mr P. de Montclos, PDG de Garnier-Thiebaut, basé dans les Vosges-Lorraine-distribué dans de nombreux hôtels du monde entier. Photo : Eric MANGEAT/GP-Copyright-contenusetstrategies.com
Mr P. de Montclos, PDG de Garnier-Thiebaut, basé dans les Vosges-Lorraine-distribué dans de nombreux hôtels du monde entier. Photo : Eric MANGEAT/GP-Copyright-contenusetstrategies.com

Alors que le magazine 60 millions de consommateurs a mis le nez dans la cuisine très rentable des OTA présents sur les sites de réservation en ligne (hôtellerie et voyagistes), les hôteliers commencent à s’organiser pour reprendre en main leur communication. La chute de fréquentation due aux attentats du 7 janvier devrait rebattre les cartes de cet écosystème web qui dévore les marges des hôteliers et de leurs fournisseurs.
La SNCF a annoncé à grand renfort de blogs spécialisés sa mutation vers la digitalisation. Tout comme Air France, ils pratiquent depuis de longues années le yield management (remplissage des sièges à différents prix pour voyager à plein).
Visiblement, une partie du secteur de l’assurance migre massivement vers l’utilisation des données clients et va investir des sommes conséquentes dans le cloud. Les grands comptes devraient suivre dans la plupart de leurs domaines. Qu’en est-il de hôtellerie ? Secteur très dynamique, le tourisme a intégré sa mutation digitale parmi les 1ers secteurs économiques. Les OTA (Booking, Expedia, etc) ont su conquérir le secteur au niveau mondial via les sites d’avis en ligne, impactant fortement les marges des entrepreneurs hôteliers. Accor a réagi en internalisant de plus en plus le modèle.
Attentats et inefficacité des OTA pour les hôtels
La période de vaches maigres que connaît depuis un mois l’hôtellerie de luxe parisienne suite aux attentats du 7 janvier 2015 a sans doute été une phase active de remise en question pour les managers indépendants. Les OTA ont beau cannibalisé les moteurs de recherche (Google, Yahoo…), ça ne suffit plus à faire venir les touristes. En effet, cette standardisation de l’industrie touristique semble prendre l’eau-malgré des rachats successifs aux USA- vis-à-vis de clients de plus en plus méfiants par les nombreux avis bidonnés postés par des concurrents, des clients râleurs professionnels, sans oublier les témoignages flagorneurs et faussement enthousiastes qui ne font plus illusion.
Depuis l’arrêt européen (cf. http://abrege.eu/3a91m) de mi-décembre 2014 permettant aux hôteliers de choisir librement leur prix sans en référer aux OTA (et ce malgré des contrats juridiques de droit américain), et d’après les témoignages d’hôteliers sur les forums spécialisés, les ruptures de contrat –arrivés à échéance- commencent à s’enchainer.
Assez logiquement, la reprise en main plus humaine et authentique de leur communication web devrait monter fortement en puissance en France dans les prochains mois. Au-delà de l’hôtellerie indépendante qui a bien compris le mécanisme tronqué –et rarement gagnant-gagnant des sites d’avis archi-saturés-les prochains à reprendre la parole légitimement sont les fournisseurs de ces mêmes hôteliers qui continuent à innover, comme constaté au dernier salon Equip’hotel qui s’est tenu à Paris. Charge à eux de faire mieux connaître la qualité de leur production souvent localisée en France et en Europe afin de toucher l’hôtellerie familiale et tisser des partenariats puis reprendre en main leur visibilité web.
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