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Retour sur Futur en Seine édition 2015

Le festival Futur en Seine rassemble start-ups, chercheurs et professionnels liés à l'économie digitale chaque année en juin à Paris.

Le festival Futur en Seine rassemble start-ups, chercheurs et professionnels liés à l’économie digitale chaque année en juin à Paris.

Pour une première participation à Futur en Seine au CNAM et à la Gaieté Lyrique, j’ai été bluffé par le niveau des start-ups choisies pour représenter ce qui va faire l’économie de notre futur. Les start-ups présentes à la Gaité Lyrique sont tous aussi liées à la rupture d’innovation. Petit retour sur l’évènement du digital.

Créé en 2009, le festival Futur en Seine a d’abord été très parisien, avant de s’installer dans quelques villes de la région parisienne, en proche couronne pour le moment, Haut de Seine en tête. Avec 78 000 visiteurs en 2014 et quelques 7500 fans sur Facebook, ce rassemblement des dernières innovations numériques françaises (et européennes) est devenu un passage important pour de nombreuses start-ups souhaitent être visibles, trouver des investisseurs, des partenaires ou intéresser des marchés, pour certains, mondiaux.

Recharger sa voiture électrique chez l’habitant

Parmi les pépites croisées, la présence de la société Social Charging, société hollandaise positionnée sur le rechargement de véhicules électriques via une application de cartographie permettant aux conducteurs de villes hollandaises est marquante. Au-delà de bornes électriques cantonnées aux seules grandes villes, type Paris, Bordeaux, etc,  Social Charging a entrepris de cartographier la Hollande. La nouveauté, c’est que les utilisateurs de véhicules électriques peuvent aller recharger leur véhicule chez les particuliers partenaires du programme, ces derniers étant rémunérés. Compte tenu de la densité de population forte en Hollande, la start-up se développe de manière exponentielle et devrait viser la France et les Etats-Unis pour son développement futur, après quelques millions d’euros ou de dollars levés.

Domotique : contrôle de votre consommation électrique

Autre société lancée en 2014, Qinergy, jeune pousse de Budget Telecom (Montpellier) spécialisée sur les économies d’énergies en temps réel sur votre facture d’électricité. Alors qu’un foyer sur 5 peine à payer ses factures d’énergie, suite à une compression du pouvoir d’achat et une véritable explosion des factures de sociétés autrefois monopolistiques, cette solution propose de se greffer sur votre compteur  et permet via une application de suivre en temps réel les sources de consommation électriques de votre appartement ou maison. La promesse ? Environ 80 € de baisse/an sur votre facture. Mieux que Direct énergie ou d’autres prestataires, les deux étant cumulables pour véritablement contrôler quel appareil surconsomme, alors que vous n’en avez pas besoin. Pendant que Linky, le « compteur intelligent » semble assez lent à se déployer, cette start-up devrait trouver un écho en France.

La cabine médicale : e-médecine

L’idée de créer cette cabine médicale capable de diagnostiquer des patients à distance est née de la volonté d’un médecin ayant travaillé à l’étranger puis en France. Le Dr Baudino, en créant H4D dans le sud de la France devrait apporter une solution supplémentaire pour combler un déficit de médecins savamment entretenu par certains lobbies et par la même occasion, une partie du déficit abyssal de la sécurité sociale française. Autre innovation, ce « gros objet connecté » va pouvoir proposer à des patients en zone rurale d’avoir des soins d’aussi bonne qualité qu’en ville, à Paris, grâce à cette cabine permettant les consultations courantes via la télémédecine. Validée Iso au niveau européen, son marché est au moins européen. A suivre de près sur www.h-4-d.com.

La France du digital et la révolution en cours liée au numérique, aux objets connectés et aux applications innovantes a encore de beaux jours devant elle. Les réseaux sociaux couplés à une stratégie éditoriale et digitale ciblée sont incontournables pour le développement et la visibilité de ce type de start-ups particulièrement prometteuses.

Frédéric NICOLAS-www.contenusetstrategies.com– photo DR-frednicolas17@gmail.com

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Zoom sur le secteur qui a su le mieux tirer parti du digital : le tourisme

Page Facebook-Auvergne Tourisme

Photo (CRT Auvergne-dr) : La page Facebook de la destination Auvergne : 100% nature et des photos soignées.

Dès le début des années 2000, le secteur du tourisme a innové et pris le virage numérique en passant au e-commerce. En termes de marketing territorial, les réseaux sociaux ont apporté une visibilité encore plus forte au tourisme. Petit panorama de stratégies digitales qui fonctionnent bien.

Dans son récent classement mondial de la compétitivité, le World economic Forum classe la France N°2 parmi les pays les plus performants au monde, juste derrière l’Espagne. Les critères intègrent la qualité des infrastructures publiques, les capacités hôtelières ou l’accueil. La France arrive également en seconde position pour son offre culturelle. Avec un musée le plus visité au monde, Le Louvre qui draine 9,8 millions de visiteurs. Selon L’Echo Touristique, « la Suisse se distingue en matière de développement durable, le Brésil en matière de ressources naturelles… »
Les réseaux sociaux choisis contribuent clairement à générer du trafic et de la notoriété chez les professionnels du tourisme. Y compris dans le secteur culturel ! Pour Le Louvre, le fil Twitter compte 329 000 followers pour 6150 Tweets tandis que sa page Facebook enregistre 1,6 million de fans…Chaque exposition ou événement y est mentionné. Un commissaire d’exposition participe à une séance de questions sur Facebook pour une exposition concernant Velasquez. Bref, le musée sait se rapprocher de son public et passer du réel au digital, en organisant aussi des concours ponctuels.
Le Languedoc : une segmentation digitale qui paie
Côté destination touristique, Le Languedoc a réalisé un travail de fonds en prenant année après année des parts de marché. La page Facebook Sud de France Languedoc-Roussillon (36 000 fans) joue la carte de l’authenticité et de la destination grand public et familiale. Les ressources naturelles, les petits villages, les spécialités du sud et un alignement très dynamique de stations balnéaires facilitent le travail avec des photos alléchantes. Le Comité régional a segmenté l’offre en créant une page dédiée au Cercle Prestige Languedoc (châteaux, chambres d’hôtes luxueuses, restaurants gastronomiques…) mais aussi Vin Sud de France, page mettant en valeur la diversité d’un vignoble immense ; sans oublier Qualité Sud de France (produits régionaux) ou encore Golf prestige Sud de France, Montagnes Sud de France…Aucun public n’est oublié et il est traité avec une ligne éditoriale distincte. Au final, la région augmente chaque année ses parts de marché visiteurs et sait aller chercher des touristes dans toute l’Europe.
L’Auvergne joue la carte nature
Plus haut, au centre de la France, l’Auvergne a mis en place une stratégie digitale intégrant plusieurs canaux, qui fonctionne plutôt bien. La page Facebook (34 000 fans) est particulièrement active quotidiennement en postant des photos soignées de nature brute, les volcans, destination phare des randonneurs, des montagnes pour l’hiver, un positionnement 100% nature qui caractérise bien la région. Le fil Twitter est particulièrement dynamique avec 21000 followers, sans oublier Instagram où des photos plus amateurs sont diffusées.
Bien sûr, la plupart des agences de voyage, des hôtels indépendants, des chambres d’hôtes ont massivement investi les réseaux sociaux. Certaines pages Facebook ou fils Twitter offrent une véritable visibilité complémentaire à des petites structures. Le référencement de leur site internet augmente et la créativité de certains compense leur isolement géographique, à condition d’y consacrer du temps de manière constante. Bonne saison touristique aux professionnels du tourisme ! A votre disposition pour toute demande d’accompagnement éditorial et digital.
Fr.N.


Les fournisseurs de l’hôtellerie innovent mais ne le font pas assez savoir

Mr P. de Montclos, PDG de Garnier-Thiebaut, basé dans les Vosges-Lorraine-distribué dans de nombreux hôtels du monde entier. Photo : Eric MANGEAT/GP-Copyright-contenusetstrategies.com

Mr P. de Montclos, PDG de Garnier-Thiebaut, basé dans les Vosges-Lorraine-distribué dans de nombreux hôtels du monde entier. Photo : Eric MANGEAT/GP-Copyright-contenusetstrategies.com

Alors que le magazine 60 millions de consommateurs a mis le nez dans la cuisine très rentable des OTA présents sur les sites de réservation en ligne (hôtellerie et voyagistes), les hôteliers commencent à s’organiser pour reprendre en main leur communication. La chute de fréquentation due aux attentats du 7 janvier devrait rebattre les cartes de cet écosystème web qui dévore les marges des hôteliers et de leurs fournisseurs.
La SNCF a annoncé à grand renfort de blogs spécialisés sa mutation vers la digitalisation. Tout comme Air France, ils pratiquent depuis de longues années le yield management (remplissage des sièges à différents prix pour voyager à plein).
Visiblement, une partie du secteur de l’assurance migre massivement vers l’utilisation des données clients et va investir des sommes conséquentes dans le cloud. Les grands comptes devraient suivre dans la plupart de leurs domaines. Qu’en est-il de hôtellerie ? Secteur très dynamique, le tourisme a intégré sa mutation digitale parmi les 1ers secteurs économiques. Les OTA (Booking, Expedia, etc) ont su conquérir le secteur au niveau mondial via les sites d’avis en ligne, impactant fortement les marges des entrepreneurs hôteliers. Accor a réagi en internalisant de plus en plus le modèle.
Attentats et inefficacité des OTA pour les hôtels
La période de vaches maigres que connaît depuis un mois l’hôtellerie de luxe parisienne suite aux attentats du 7 janvier 2015 a sans doute été une phase active de remise en question pour les managers indépendants. Les OTA ont beau cannibalisé les moteurs de recherche (Google, Yahoo…), ça ne suffit plus à faire venir les touristes. En effet, cette standardisation de l’industrie touristique semble prendre l’eau-malgré des rachats successifs aux USA- vis-à-vis de clients de plus en plus méfiants par les nombreux avis bidonnés postés par des concurrents, des clients râleurs professionnels, sans oublier les témoignages flagorneurs et faussement enthousiastes qui ne font plus illusion.
Depuis l’arrêt européen (cf. http://abrege.eu/3a91m) de mi-décembre 2014 permettant aux hôteliers de choisir librement leur prix sans en référer aux OTA (et ce malgré des contrats juridiques de droit américain), et d’après les témoignages d’hôteliers sur les forums spécialisés, les ruptures de contrat –arrivés à échéance- commencent à s’enchainer.
Assez logiquement, la reprise en main plus humaine et authentique de leur communication web devrait monter fortement en puissance en France dans les prochains mois. Au-delà de l’hôtellerie indépendante qui a bien compris le mécanisme tronqué –et rarement gagnant-gagnant des sites d’avis archi-saturés-les prochains à reprendre la parole légitimement sont les fournisseurs de ces mêmes hôteliers qui continuent à innover, comme constaté au dernier salon Equip’hotel qui s’est tenu à Paris. Charge à eux de faire mieux connaître la qualité de leur production souvent localisée en France et en Europe afin de toucher l’hôtellerie familiale et tisser des partenariats puis reprendre en main leur visibilité web.
Fr.N. www.contenusetstrategies.com copyright Fév 2015


L’hôtellerie indépendante et ses fournisseurs peuvent reprendre leur destin en main

C’est une décision qui est presque passée inaperçue car tombée avant les fêtes de Noël. Elle concerne les plateformes de réservation hôtelières (OTA). Trois autorités de la concurrence française, italienne et suédoise ont obtenu l’abandon de la parité tarifaire pour Booking.com. Grâce à une clause juridique contractuelle, les hôteliers devaient « consentir des conditions tarifaires aussi avantageuses que celles consenties aux autres plateformes, y compris leurs propres sites ! »

copyright GP
En fait, c’est la commission européenne qui aurait dû centraliser cette décision mais vu le contexte économique européen, nul doute que des cabinets d’avocats s’engouffreront dans la brèche pour d’autres pays également impactés par les marges captées par ces OTA en Europe.
Revenons à la France, première destination touristique dont l’hôtellerie indépendante et de chaîne est une véritable force alliant savoir-faire, compétences recherchées (cf. la réussite mondiale d’Accor) et dont la vitalité économique permet à des milliers de fournisseurs de vivre des retombées de la fréquentation touristique de la France, tout en innovant.
Monter en gamme, investir dans son hôtel
Le dernier gros salon en date du secteur, Equip’hotel, s’est montré particulièrement confiant et dynamique sur les tendances à l’investissement du secteur. Avec 111 064 professionnels présents dont 19 % d’internationaux, 250 animations en live, les retombées en matière d’investissement devraient se faire ressentir en 2015 en Europe et en France.
La montée en gamme de l’offre décoration et une offre « aménagement du bâtiment et des matériaux » était visible sur place. L’innovation est bien souvent présente chez les exposants ; et les hôteliers savent bien que pour s’adapter à l’explosion du modèle Air BnB (particuliers à particuliers avec des surprises possibles selon la qualité de l’appartement loué), ils doivent pouvoir continuer à jouer la carte de leur valeur ajoutée dans cette mutation sociétale de consommation. En bref proposer de plus en plus de services personnalisés (clientèle famille et business toujours plus exigeante), une propreté irréprochable, des conseils sur les endroits touristiques ou les facilités business proches et bien sûr des décorations, univers, meubles surprenants, design…Il y a des clientèles internationales et françaises pour chaque type d’hébergement. Elles sont désormais captables en grande partie grâce à internet, les réseaux sociaux et la fidélisation.
Faire connaître à sa clientèle ses efforts d’innovation
Tout l’enjeu de cette décision de Bruxelles devrait permettre à l’hôtelier indépendant de reprendre la main sur ses promotions destinées à son marché d’habitués, de consommateurs régionaux et nationaux, tout en continuant à se servir de manière dosée des OTA pour ajuster le Revpar (taux d’occupation), tout en connaissant bien les marges pratiquées (jusqu’à 17% !) ? Une fois cet équilibre retrouvé, ces hôteliers à taille humaine réinvestiront leurs gains dans une décoration unique, personnalisée, créant leur propre univers, ce qui fait le charme de nombreux hôtels indépendants sur tout le territoire. A condition de le faire savoir en étant accompagné dans leur stratégie digitale (réseaux sociaux), afin d’utiliser les mêmes canaux marketing que les grandes chaînes, avec ce petit plus (décoration, accueil, attentions spécifiques, humanisation du réceptif…) qui permet de fidéliser ses clients et de se différencier.
Quant à ceux qui souhaiteraient quitter les OTA mondiaux, des alternatives existent désormais avec le modèle associatif Fairbooking, une plateforme d’initiative hôtelière née en France pour redonner des avantages aux clients sans écraser les marges hôtelières. Autant de possibilités pour les acteurs indépendants de reprendre leur destin et leur communication (digitale) en main.

Fr.N. www.contenusetstrategies.com DR texte et photo-Stella Cadente-hôtel privé-Provins (GP/Fr.N.)

Contenusetstrategies.com est là pour vous accompagner et vous conseiller dans toutes ces étapes à mettre en place. Nous formons si besoin vos équipes dans le cadre de modules existants (deux formateurs : une experte du management et tourisme durable et un expert des réseaux sociaux et des stratégies éditoriales – et une pratique du secteur de l’hôtellerie depuis 10 ans en France et à l’étranger).

 


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