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À propos de frederic@contenusetstrategies.com

Consultant en stratégies éditoriales et digitales, je possède à la fois une expérience du monde de l'entreprise et de l'entreprenariat et une connaissance fine du secteur des médias print et web. Journaliste de formation puis fondateur d'un portail éditorial web (économie, high tech, industrie PME, PMI, TPE), je travaille avec un réseau de consultants expérimentés au service des entreprises souhaitant optimiser leur présence éditoriale, bien référencer leur site, le refondre ou maîtriser efficacement leur positionnement digital (animation de réseaux sociaux). Contact : frederic@contenusetstrategies.com

L’industrie qui effectue sa transformation numérique créé des emplois

Thierry Breton à l’ouverture du salon Digital industry summit-DR

Salons après salons, rendez-vous après rendez-vous, la sensation est la même : la mutation numérique creuse la distance entre les entreprises qui prennent le train en marche…et les autres.

Cette transition qui nous concerne tous dans notre vie de tous les jours nécessite bien sûr de la méthode et un accompagnement personnalisé, bien souvent par des prestataires extérieurs spécialisés dans leur domaine, ne serait-ce que pour apporter de nouvelles idées et percevoir ensemble de nouveaux débouchés, marchés.

C’est après m’être rendu au 1er digital industry summit co-organisé par Atos et Siemens que je me suis décidé à écrire cet article. Le lieu était symbolique : l’ancienne Bourse de Paris, le Palais Brongniart, aménagé depuis sa fermeture pour des salons B to B. C’était le 16 octobre dernier.

Une des chevilles ouvrières de ce premier événement dédié à la digitalisation dans l’industrie était Thierry Breton, l’actuel président d’Atos, groupe mondial travaillant sur à peu près tous les aspects lié à l’informatique en secteur industriel. Notamment la maîtrise de la data, la cybersécurité et les objets connectés en milieu industriel. Ce dernier n’est plus à présenter puisqu’il a mené avec succès la transformation de France Télécom vers Orange, désormais acteur incontournable des télécoms qui a plutôt bien réussi sa transition numérique, bien au delà de la France.

Pneu intelligent Michelin

Les conférences de ce salon étaient toutes hyper spécialisées avec des acteurs plutôt pointus dans leur domaine. Parmi les conférenciers, la présentation des travaux autour du futur pneu intelligent de Michelin, développé à Clermont-Ferrand, autre acteur français de taille, par son directeur de l’innovation démontrait bien à quel point numérisation des modèles industriels et production technique de ces petits bijoux chargés de capteurs sont liés.

Les interventions de Siemens, autre fleuron informatique et industriel allemand montraient bien la mutation en cours depuis quelques années déjà vers une montée en puissance de la connexion des objets, avec des applications liées aux économies d’énergie (smart city), à la sécurité (accès à des immeubles d’entreprises), à la gestion fermée et sécurisée de données, enjeu crucial pour les entreprises européennes et bien sûr françaises à l’heure d’Amazon et des GAFA en général.

La présentation des différentes applications en cours par le patron d’Atos, Thierry Breton a visiblement convaincu les 1500 acteurs de l’industrie présents et ce, dès 9 heures du matin. Challenge réussi.

Maîtriser ses réseaux sociaux

A une échelle plus PMI/PME, cette transition numérique passe aussi bien par la fameuse industrie 4.0 -qui amène un peu plus de robotisation, de jumeaux numériques (capteurs destinés à mesurer la production et s’assurer que tout est conforme) à certains points clefs de la chaîne de production- que par la capacité pour l’entreprise à maîtriser son image à l’heure de la montée en puissance des consommateurs sur les réseaux sociaux…

Phénomène déjà constaté au salon Global Industrie qui s’est tenu à Villepinte fin mars dernier : de plus en plus d’entreprises n’hésitent pas à mettre en place une stratégie digitale pertinente, adaptée au BtoB. Avec une avance certaine sur leurs homologues plus traditionnels qui pensent pouvoir continuer à fonctionner dans un monde fermé.

Il est clair que rendez-vous après rendez-vous, salons après salons, après des conférences mettant en avant des cas pratiques, les entreprises qui choisissent de clairement investir sur la transition numérique, à commencer par les aspects les plus anodins (bon référencement, mise en place d’une stratégie digitale pérenne, animations de blogs et newsletters de manière constante, participation à des salons, volonté d’innover en se rapprochant de leur clients et prospects grâce à tous les outils digitaux disponibles aujourd’hui) possèdent désormais une longueur d’avance sur leur marché.

Cette première édition du salon Digital Summit Industry n’a fait que me renforcer dans ce constat : les entreprises qui adoptent ce virage lié au numérique continueront à se développer et à créer de nouveaux emplois. Pour Thierry Breton, le cycle à venir de gestion des données et de l’interaction des objets connectés est de 20 ans, tout comme l’a été la montée en puissance d’internet depuis 1995 pour arriver aujourd’hui en 2018 à une mutation fondamentale des modes de consommation/d’achats en ligne et en magasin.

Se faire accompagner

Si comme beaucoup de décideurs croisés ces dernières années vous vous sentez un peu perdu ou dépassé par toutes ces transformations qui impactent aujourd’hui votre entreprise et votre équipe, c’est le bon moment pour vous faire accompagner via une offre sur-mesure (voir rubrique offres de Contenusetstrategies.com) suivie et personnalisée.

Contact : frederic@contenusetstrategies.com-Frédéric NICOLAS, consultant digital/formateur

Tél : 06 62 12 84 30. www.contenusetstrategies.com

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Tendances web et e-commerce lors du salon Paris Retail week 2018

Une position d’Amazon moins dominante sur la mode en France que sur d’autres marchés. source Kantar world panel-Sept2018-fr.N. Dr

Petit retour sur le salon Paris Retail week (ou plutôt salon du e-commerce qui en est en fait à sa 17ème édition) qui s’est tenu la semaine dernière à Paris, porte de Versailles. Si le e-commerce continue de progresser inégalement selon les secteurs, la tendance est à une complémentarité entre magasins physiques et sites web, intégrant désormais obligatoirement la gestion de communauté web clients en BtoC comme en BtoB sur les réseaux sociaux.

Les exposants sont toujours aussi nombreux au désormais traditionnel salon de rentrée dédié au e-commerce. Relooké Retail pour véritablement s’adapter au marché mondial qu’est le e-commerce, le salon -anciennement du e-commerce, né à Paris peu après l’an 2000, donne en général bien la tendance du marché du e-commerce, qui depuis ces 17 dernières années, s’est véritablement stabilisée mais continue à prendre des parts de marchés auprès de consommateurs de plus en plus convaincus par le digital.

La plupart des marques et gros magasins physiques ont désormais leur propre site web proposant (ou pas) une solution de e -commmerce. Le webdesign est devenu de plus élaboré pour répondre au plus près des attentes des consommateurs et cela, sur les différentes utilisations clients : smartphone, PC (ou Mac) et tablette. Le responsive design est bien souvent devenu la norme dans toute création ou refonte de site internet coporate.

Enfin, après une bonne dizaine de participations à ce salon depuis sa création, les professionnels du secteur reconnaissent l’impact essentiel du contenu de qualité pour assurer un référencement durable et pas uniquement lié au référencement payant (Google et Facebook ads), parfois complémentaire mais pas toujours essentiel.

De même, le management de communautés web via les réseaux sociaux est devenu déterminant pour le positionnement de la marque de l’entreprise ou du produit en question. De plus, il sert bien sûr à la marge -mais de manière de moins en moins négligeable- au référencement et à l’entrée de leads clients, nouveaux ou habitués à la marque.

Là aussi, les techniques de référencement durables et éthiques se sont considérablement perfectionnées, en intégrant de très nombreux paramètres, bien souvent imposés par Google et Facebook. Mais aussi du bon sens et le respect de règles de base sans quoi, ce référencement perd en pertinence et surtout sur la durée.

Quelques chiffres de la croissance continue en e-commerce

D’après la dernière étude de la FEVAD*, fédération e-commerce et vente à distance, « les Français ont dépensé 22 milliards d’euro sur internet au 2ème trimestre 2018, soit une progression de 14,4%. Le montant moyen d’une transaction (produits et services) continue de baisser ; il perd 4 euros en un an et passe à 63 euros. » Rien de grave si l’on en croit la FEVAD puisque le volume des transactions lui, « enregistre une hausse de 21%, soit au total 350 millions de transactions au 2nd trimestre 2018 ».

Du côté du retail précisemment, on surveille de près les parts de marchés gagnés par Amazon secteurs par secteurs sur le e-commerce et c’est une vision hégémonique du mastodonte américain qui se dégage, sauf sur certains secteurs encore épargnés dont le textile et la mode..en France !

Bien que le nombre de sites pure players augmente faisant mécaniquement augmenter l’offre (environ 20 000 nouveaux sites/an sont apparus) et que le nombre d’acheteurs semble suivre cette courbe, avec 480 000 nouveaux consommateurs en ligne recensés, selon Mediamétrie, il est clair que les grandes marques déjà bien connues et la plateforme Amazon raflent les premières places de vente en ligne.

 

+20% en un semestre sur les ventes aux professionnels

Une autre tendance est particulièrement notable puisqu’elle concerne un marché plus petit en nombre mais beaucoup plus important en volume : celui de la vente en ligne aux professionnels.

Ici, il y a encore de très belles places à conquérir puisque ce marché B to B tend à se numériser progressivement, selon les secteurs. Les TPE, PME, PMI ont tout intérêt à y aller progressivement car il peut y avoir des parts de marché complémentaires en plus du chiffre d’affaire déjà apporté par les commerciaux qui connaissent parfaitement leurs clients et leur secteur. Pas évident pour les pure players de se faire une place au soleil car bien souvent, les relations commerciales et de vente sont anciennes et se font dans un environnement bien défini où chacun sait ce que la concurrence fait. Néanmoins, bien dosé, sur certains catalogues produits où la logistique permet une livraison et une installation professionnelle, le fait de vendre une partie de son catalogue en ligne peut permettre d’augmenter le chiffre d’affaires. Selon le panel iCE (qui rassemble plus de 100 sites grand public, e-tourisme et ventes aux professionnels (20 sites), la partie ventes aux professionnels a connu une progression de 20% sur le 2nd semestre 2018.

Ce type de mutation demande une assistance de tous les instants par une équipe de professionnels maîtrisant le cycle client BtoB en ligne, le webdesign, le contenu (pour un référencement effectué à la base), mais aussi toute la communication nécessaire à rassurer les clients habituels et ceux à convaincre de payer en ligne (notamment via les réseaux sociaux bien calibrés)…Nous restons à votre disposition pour vous conseiller, vous guider vers les bonnes décisions dans cette transition numérique globale. Grâce à un réseau de professionnels expérimentés pratiquant ce domaine du web et du e-commerce depuis plus de dix ans.

Frédéric NICOLAS-consultant éditorial et digital-www.contenusetstrategies.com

 

*Etude FEVAD du 10 septembre 2018 sortie à l’occasion du salon Paris Retail week-Porte de Versailles. Portant sur des sites marchands leaders dans leur secteur, de 9 plateformes sécurisées de paiement représentant près de 200 000 sites e-commerce.


Une industrie en pleine mutation au salon Global Industrie

 

Le salon Global Industrie vu depuis l’usine connectée : une édition 2018 réussie. Fr.N.ContenusetStratégies DR

Entièrement dédié à l’industrie, le salon Global Industrie qui s’est tenu du 27 au 30 mars au Parc des expositions de Villepinte a bien su montrer la diversité et l’omniprésence de l’innovation dans l’industrie française et européenne.

Avec 2700 exposants présents à la 1ère édition du salon Global Industrie de Villepinte, l’offre industrielle est véritablement exhaustive sur un secteur qui a beaucoup souffert ces dernières années de crise mais qui sait se réinventer et sait intégrer de nombreuses innovations, souvent liées à l’informatisation et à la robotique, ainsi que le digital pour mieux rebondir.

Global Industrie version 2018, c’est le regroupement physique de quatre salons 100% industriels : l’historique salon Midest, salon des savoir-faire en sous-traitance industrielle (1300 exposants), le salon Industrie (900 exposants) , salon des technologies et des équipements de production, le salon TolExpo (200 exposants), le salon des solutions et des équipements pour la tôlerie et le plus récent Smart Industrie (300 exposants), représentant l’industrie connectée, collaborative et efficiente dite industrie du futur ou Industrie 4.0. Résultat : les cinq halls de l’immense Parc des expositions ont été totalement investis sur 100 000 m2.

Très loin de l’image qui colle à la peau de certaines industries, du fait de trop nombreuses fermetures d’usines depuis ces dix dernières années, le visiteur peut appréhender les tendances fortes du marché qui vont continuer à impacter le secteur industriel pour des années encore.

Industrie française bien représentée

Tout d’abord, on constate que l’industrie classique est bel et bien vivante : machines-outils, usinage, décolletage, forge, fonderie, transformation des plastiques, des caoutchoucs, du verre, du bois, électronique, électricité, moules, modèles, prototypes, outillages, microtechnique, etc.

Autant de stands de démonstration de savoir-faire issus de toute l’Europe et au delà (les groupes allemands, hollandais, américains sont bien présents aussi) qui ont choisi d’être présents à Paris pour accompagner la reprise industrielle, encore assez récente dans notre pays. De très nombreux groupes familiaux de type PMI représentent avec passion la France, régions par régions. Solidement ancrés dans les territoires français, ils ont fait le dos rond depuis 2008. Mais, il semblerait bien que certaines sociétés aient désormais du mal à recruter des profils toujours plus techniques pour les accompagner dans la conquête de nouveaux marchés. Le campus Global Industrie était sur le salon pour sensibiliser le grand public-et pas que les étudiants, venus en nombre, visiter le salon-aux nouveaux métiers liés à l’industrie.

Démonstration de l’usine connectée en direct

Que ce soit avec la montée en puissance du numérique, de l’informatique, de l‘IoT (objets connectés), de la robotique, de la réalité augmentée, de la fabrication additive (3D), de la maintenance prédictive, de la protection des données par la cybersécurité , il est clair que l’usine du futur est bien réelle et pas que dans le secteur automobile, afin d’améliorer les postes de travail à la chaîne d’avant.

Le salon a monté une animation de fabrication de médailles avec son écrin en métal en faisant intervenir 80 sociétés différentes et complémentaires à travers une usine connectée sur un espace de 1000 m2. Le résultat était assez bluffant : du début du parcours, où le visiteur peut choisir le motif gravé de sa médaille, une personnalisation unique (nom, prénom ou celui de la société), la couleur de l’écrin jusqu’à la fin, on a l’occasion de voir étape par étape, le parcours de fabrication robotisé. Toutes les étapes sont pilotées depuis un poste de contrôle relié à une demi-douzaine d’ordinateurs contrôlant les étapes de fabrication. A chaque étape, il reste des intervenants humains, des techniciens hyper qualifiés capables d’intervenir pour remettre en marche une ou plusieurs machines lorsqu’il y a un bug. Seul constat sur place : trop de peu de start-ups françaises étaient présentes dans cette usine connectée événementielle, les sociétés japonaises et allemandes ayant pris beaucoup d’avance sur ce secteur d’avenir. Il faudra donc beaucoup de rapprochement entre ces industries 4.0 et des centres de formation régionaux (en apprentissage ou en formation continue) pour que la France crée massivement des emplois dans ce domaine. Car les débouchés sont effectivement mondiaux.

Montée en puissance des start-ups en smart industries

Du côté des smart industries, les innovations étaient également très nombreuses. L’espace start-ups, bien fourni, démontrait bien le regain d’intérêt des entreprises autour de l’industrie #MadeinFrance.

Ce salon dans le salon se décomposait en 8 villages : le village MES (manufacturing eexecution system), le village Cap’tronic (capteurs intelligents, textiles conducteurs…), le village Connect Wave (objets connectés professionnels), le village maintenance (enjeux du numérique sur la maintenance), le village Artema (syndicat des industriels de la mécatronique), le village du réseau des Instituts Carnot (pôles de compétitivité, laboratoires, R&D par filière), le carré de l’ingénierie (conception, assistance amont, études techniques…)

Ces quatre jours consacrés entièrement à l’industrie actuelle et celle de demain devaient accueillir environ 50 000 visiteurs à Paris. Une visite devrait être proposée très tôt dans le cursus scolaire de chaque lycéen ou collégien pour bien comprendre que l’industrie française est très loin d’être morte. Les emplois qualifiés et les salaires pratiqués sont bien réels. La puissance technologique rassemblée sur ce salon l’illustre à merveille. Rendez-vous à Lyon en 2019 pour la 2nde édition de Global Industrie.

Frédéric NICOLAS- copyright – www.contenusetstrategies.com


2018 : année de maturité numérique et de stabilisation économique ?

Après toutes les innovations survenues ces dernières années dans la secteur du digital, il semblerait que les grands acteurs du web et du digital aient compris qu’il fallait stabiliser et assainir leur écosystème. Tant mieux pour ses acteurs professionnels mais aussi pour les clients.

Au même titre que Google avait changé à deux reprises ses algorithmes (Panda puis Penguin) afin de rétrograder le référencement souvent très artificiel de sites étant devenus de véritables annuaires tellement l’échange de liens (backlinks) entre sites étaient devenus une pratique courante pour doper son propre référencement, puis privilégier l’originalité des contenus pour éviter le duplicate content sur les sites, les réseaux sociaux que sont Facebook et Twitter ont décidé d’agir pour tenter de nettoyer tous les acteurs qui ne jouent pas franc jeu.
Tout d’abord, ce qui attendu par chaque utilisateur concernant Facebook : faire une chasse impitoyable aux fake news.

Chasse aux fake news chez Facebook

On le constate de plus en plus à postériori : la rumeur et les informations non vérifiées pullulent sur le web, remettant en cause des pans entiers de la démocratie. Il arrive même parfois que les utilisateurs un peu naïfs répercutent ces légendes urbaines : « bein, oui, je l’ai vu sur Facebook ».
Vu que de moins en moins de monde prend le temps de faire sa propre revue de presse en consultant différents titres de presse d’avis différents pour se faire sa propre opinion, au delà des manipulateurs et influenceurs professionnels, la qualité même de certains professionnels de l’information est trop souvent remise en cause, à grands renforts de faiseurs d’opinion et autres influenceurs vus et revus sur certains plateaux télé…

Les réseaux sociaux obligés de revenir à leur fonction première

Facebook a annoncé qu’il allait consacré cette année 2018 à faire la chasse aux fausses nouvelles propagées sur son réseau. Bonne nouvelle ! Ainsi, les inscrits retrouveront peut-être le plaisir de l’utiliser comme à l’origine de sa création : tenter de recréer un peu de lien social.
Philippe Breton, chercheur au CNRS l’annonçait dans un livre paru en 2000 : « Le culte de l’internet, une menace pour le lien social ? ». Même si nombre de ses prédictions se sont avérées exactes, concernant la dépendance de plus en plus grande du monde entier à internet et au numérique en général, les progrès générés par cette économie numérique sont tout de même concrets : explosion du e-commerce, possibilité de comparaisons gigantesques tant sur le prix que la qualité, accès à la connaissance rendue mondiale, etc.

Fin espérée des sociétés d’achat de faux fans et followers

Quant à Twitter, selon Presse Citron du 29 janvier 2018, le blog de l’innovation, une enquête est ouverte pour tromperie et usurpation d’identité vis à vis des sociétés vendant des faux followers. Excellente nouvelle pour apurer des comptes personnels avec un nombre totalement disproproportionné de followers quant à leur influence réelle, ce type de pratiques jetant le discrédit sur une partie des professionnels du digital, poussant des attentes clients incompatibles auprès des sociétés pratiquant Twitter avec éthique, c’est à dire comme un réseau rapide et efficace pour informer vite et efficacement son environnement de véritables followers.

Cette recherche d’authenticité et de retour à plus de sens est généralisée : le #MadeinFrance accompagne la réindustrialisation qui va être longue dans notre pays après des années et des années de délocalisations. Face à la crise agricole impitoyable que subissent nos producteurs, le besoin de revenir à une économie circulaire, de consommer local va durablement remettre en cause le modèle de la grande distribution qui n’a cessé de compresser les marges des producteurs ces dernières décennies.
Dans tous ces domaines, il est urgent de revenir à plus d’authenticité et de sens. Et pénaliser les pratiques néfastes pour l’usage pourtant toujours plus forte des réseaux sociaux (voir l’illustration de l’usage des médias sociaux en 2017-Harris Interactive).
Espérons que 2018 soit bien l’année de la maturité numérique, qui devrait accompagner une reprise économique visiblement amorcée.

Frédéric NICOLAS-consultant éditorial et digital-www.contenusetstrategies.com

Infographie : Baromètre annuel des usages des médias sociaux en France en 2017 -source Harris Interactive copyright


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